préservatif, ive

PRÉSERVATIF, IVE

(pré-zèr-va-tif, ti-v') adj.
Qui a la vertu de préserver. Un remède préservatif.
S. m. Un préservatif, ce qui préserve L'inoculation était, avant la vaccine, le préservatif contre la petite vérole.
Que la terre qui se trouve sous le pied droit de celui qui entend le premier cri du coucou est un préservatif sûr contre les puces et autres vermines [BUFF., Ois. t. XI, p. 434]
Fig.
Le roi [Louis XIII], qui se porte si difficilement à la violence des remèdes [mettre à mort], s'est servi autrefois de la douceur de ces préservatifs [l'emprisonnement] [BALZ., le Prince, 17]
Si vous êtes mon préservatif, comme vous le dites, je vous suis trop obligée, et je ne puis trop aimer l'amitié que j'ai pour vous [SÉV., 232]
Il ne faut pas mépriser le péril des âmes, ni leur refuser les préservatifs nécessaires contre des livres qui corrompent en tant de manières la simplicité de la foi [BOSSUET, États d'oraison, I, 10]
S'il est des préservatifs contre l'amour, l'amitié seule peut les donner [GENLIS, Ad. et Théod. t. II, p. 262, dans POUGENS]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    La maniere qui est preservative que spasme ne soit engendré es plaies [H. DE MONDEVILLE, f° 64, verso.]
  • XVIe s.
    Lui et Thoré avoient esté empoisonnez dans le vin de la collation, où la sobrieté leur avoit servi de preservatif [D'AUB., Hist. II, 194]
    Ayant assez parlé de la cure preservative de la pierre [PARÉ, XV, 39]
    Prester la sauvegarde de son nom à de meschans larrons, et leur attacher son authorité, ne plus ne moins qu'un preservatif [AMYOT, Pomp. 44]

ÉTYMOLOGIE

  • Préserver ; provenç. preservatiu ; ital. preservativo.