prêtraille

PRÊTRAILLE

(prè-trâ-ll', ll mouillées, et non prê-trâ-ye) s. f.
Terme familier et de dénigrement. Le clergé, les ecclésiastiques.
Ce n'est pas que les jésuites n'eussent de la jalousie de cette basse prêtraille [les sulpiciens] qui usurpait trop de crédit à leur gré [SAINT-SIMON, 415, 220]
Donner ce qu'on appelle les honneurs de la sépulture, malgré la prêtraille, au premier comédien qui décéderait [VOLT., Lett. à Mlle Clairon, 27 août 1761]
Je vous assure que la prêtraille de Genève aurait fait retomber sur moi, si elle avait pu, la petite correction qu'on a faite à Jean-Jacques.... si je n'avais pas des terres en France, avec un peu de protection [ID., Lett. d'Alembert, 15 sept 1762]
J'ai chassé M. Portalis de mon conseil.... je vous mande ceci, afin que l'on soit bien convaincu de mon intention prononcée de faire cesser cette lutte scandaleuse de la prêtraille contre mon autorité [NAPOLÉON Ier, au vice-roi d'Italie, dans Rev des Deux-Mondes, 1er nov. 1868, p. 43]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Prestraille [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Prêtre, et la finale péjorative aille.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

prêtraille

PRÊTRAILLE. n. f. Terme injurieux employé pour désigner les Ecclésiastiques, le Clergé. Il est bas.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

prêtrâille


*PRêTRâILLE, s. f. [Prêtrâ-glie; 1re ê ouv. et long: 2e lon. aussi: 3e e muet: mouillez les ll.] Terme de mépris, dont quelques-uns se servent en parlant des Prêtres. C'est un fruit de la corruption et de l'irréligion du siècle. "Il ne s' agit point là de prêtrâille, dit, avec indignation, M. Linguet.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788