préambule

(Mot repris de preambule)

préambule

n.m. [ du lat. prae, avant, et ambulare, marcher ]
1. Introduction à un discours, à un exposé : Après un court préambule, elle a cédé la parole à son collègue avant-propos, présentation
2. Partie préliminaire d'une Constitution, d'un traité, énonçant des principes fondamentaux : Le préambule de la Déclaration des droits de l'homme.
3. Ce qui précède, annonce qqch : Ces licenciements sont le préambule d'une fermeture prochaine de l'entreprise prélude, prémices
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

PRÉAMBULE

(pré-an-bu-l') s. m.
Ce qui s'écrit ou ce qui se dit avant de commencer quelque chose, et qui en est comme l'introduction, pour préparer le lecteur ou l'auditeur à ce qui doit suivre.
La coutume, en faisant un livre, c'est de commencer par un petit préambule ; en voilà un [MARIV., Pays. parv. part. I]
Je ne sais où peut tendre un si long préambule [VOLT., Indiscr. I, 1]
Préambule d'une loi, d'un édit, d'une ordonnance, la partie préliminaire dans laquelle le législateur expose l'objet du nouveau règlement.
Les préambules des édits de Louis XIV furent plus insupportables au peuple que les édits mêmes [MONTESQ., Pensées diverses.]
C'est pour cela que Platon regarde comme une précaution très importante de mettre toujours à la tête des édits un préambule raisonné qui en montre la justice et l'utilité [J. J. ROUSS., Écon. polit.]
En théologie catholique, préambules de la foi, les divers points qui précèdent la démonstration même de la vérité de la religion.
Fig. Il se dit quelquefois de toute espèce de préliminaire.
L'acte de protestation de nullité qu'en avait fait M. Arnauld [d'une censure de la Sorbonne], dès avant qu'elle fût conclue, serait un mauvais préambule pour la faire recevoir favorablement [PASC., Prov. III]
Discours qui ne va point au fait.
Pour voir à quelle fin tendait son préambule [RÉGNIER, Sat. XII]
Il assembla la gent Rutule, Et leur fit un beau préambule [SCARR., Virg. VII]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Les declarations communes du preambule ou commencement du second traité [H. DE MONDEVILLE, f° 87]
  • XVe s.
    Adont le sage roy commença son parler par une preambule si belle et si notable que grant beaulté estoit à oyr [CHRIST. DE PISAN, Charles V, III, 43]
    La haulte genealogie des nobles roys de France. ....nous peut aydier en ceste partie comme preambule de gloire non adulant [ID., ib. I, 5]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. praeambulum, de prae, en avant, et ambulare, aller (voy. AMBLE).
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

préambule

PRÉAMBULE. n. m. Avant-propos, entrée en matière. Il n'est entré dans son sujet qu'après un long préambule. Un préambule est nécessaire pour faire comprendre de quoi il s'agit.

Le préambule d'une loi, d'un édit, d'une ordonnance, La partie préliminaire d'une loi, d'un édit, etc., dans laquelle le législateur expose son Intention, ses vues, la nécessité ou l'utilité du nouveau règlement.

PRÉAMBULE se dit, par extension et familièrement, des Discours vagues, qui n'ont rien de déterminé, qui ne vont point au fait, Pas tant de préambules, venez au fait. Il m'ennuie avec ses préambules. Il m'a fallu écouter une heure durant ses ennuyeux préambules. Un préambule que la suite a contredit.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

preambule

Preambule, Prologus, Praefatio, Prooemium, Exordium, Praeludium. Il vient de Prae et Ambulare: quia praeit.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

préambule


PRÉAMBULE, s. m. [Préanbule: 1re é fer. 2e lon. dern. e muet.] Espèce d'exorde, d'avant-propos. "Faire un préambule. "Sans préambule: point de préambule. = Suivant La Touche, dont j'adopte l'opinion, ce mot ne se dit guère qu' en mauvaise part. "À~ quoi tend tout ce préambule? "Je hais les faiseurs de préambules: ceux qui demandent à emprunter, ont coutume de comencer par quelque préambule. — Il ajoute que l'Acad. n'en distingue point l'usage. — Par les exemples qu'elle done, il paroit qu'il se dit en bien comme en mal. Elle met: long, ennuyeux préambule; préambule inutile: point de préambule, allons au fait; mais elle met aussi: préambule élégant, ingénieux, nécessaire. = * Le P. Paulian emploie ce mot adjectivement; c'est une nouveauté. "Ce sont-là plutôt des notions préambules à la physique céleste, que la physique céleste elle-même. Traité de paix entre Descartes et Newton.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

préambule

nom masculin préambule
1.  Entrée en matière.
2.  Ce qui précède ou prépare.
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

préambule

הקדמה (נ), פתיח (ז), הַקְדָּמָה, פָּתִיחַpreamblemukadimahAntizipationpreambolo, prefazione, premessapreambulepreambulepræambel (pʀeɑ̃byl)
nom masculin
ce qui vient au début, introduction
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préambule

[pʀeɑ̃byl] nm
(= texte) → preamble
(fig) (= entrée en matière) → prelude
sans préambule → straight off
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005