prudent, ente

PRUDENT, ENTE

(pru-dan, dan-t') adj.
Qui a de la prudence.
C'était la femme prudente qui est donnée proprement par le Seigneur [BOSSUET, Mar.-Thér.]
Plus prudent dans les affaires du siècle que le ministre de la pénitence, qui souvent ne les connaît pas [MASS., Carême, Confess.]
Une femme prudente est la source des biens [DESTOUCH., Diss. v, sc. dern.]
Maman, bonne, humaine.... heureuse comme le sont presque toujours les personnes prudentes [DIDER., Lett. à Mlle Voland, 15 nov. 1768]
Substantivement.
Ce sont de tels sages et de tels prudents à qui Jésus-Christ déclare que les secrets de son royaume sont cachés [BOSSUET, Comédie, 9]
Conforme à la prudence, en parlant des choses. Conduite prudente.
J'imite de Conrart le silence prudent [BOILEAU, Épît. I]
Et vos soins trop prudents Les ont tous écartés [mes amis] ou séduits dès longtemps [RAC., Brit. III, 5]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Prudent homme et sage maistre Dominique, licencié es loix.... [, Coust. gén. t. II, p. 1049]
    Femme prudente et sage est l'ornement de son mesnage [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. prudentem, contracté de providentem, prévoyant (voy. PROVIDENCE).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • PRUDENT. Ajoutez : - REM. Régnier a dit prudent à : Et prudent au danger, Que je me garderais de croire de léger, Élég. III. Très bon emploi et digne d'être imité.