puéril, ile

PUÉRIL, ILE

(pu-é-ril, ri-l') adj.
Qui appartient à l'enfance. âge puéril. L'instruction puérile. La Civilité puérile, titre d'un vieux livre fait pour apprendre la civilité aux enfants. Fig. et familièrement. Il n'a pas lu la Civilité puérile, il manque aux devoirs de la civilité. Terme de médecine. Respiration puérile, se dit dans l'auscultation, quand l'inspiration et l'expiration sont plus bruyantes qu'à l'ordinaire, et que le murmure vésiculaire se fait entendre avec plus d'intensité que dans l'état normal, la respiration conservant d'ailleurs son caractère doux et moelleux ; ainsi dite parce que les enfants respirent ainsi.
Par extension, frivole, qui rappelle l'enfance.
Parmi les vices puérils, il n'y a personne qui ne voie que le plus puéril de tous, c'est l'honneur que nous mettons dans les choses vaines [BOSSUET, Sermons, Honneur, 1]
Le défaut du style enflé, c'est de vouloir aller au delà du grand ; il en est tout au contraire du puéril ; car il n'y a rien de si bas, de si petit, ni de si opposé à la noblesse du discours [BOILEAU, Longin, Sublime, ch. 2]
Vous croyez-vous obligé avec moi à de puérils ménagements ? [MARMONTEL, Cont. mor. Amit. à l'épr.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Fuye ceste puerile ambition de vouloir paroistre plus fin, pour estre aultre [MONT., I, 166]
    Ce seroit une cavillation frivole et puerile [CALV., Instit. 88]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. et espagn. pueril ; ital. puerile ; du lat. puerilis, de puer, enfant ; sanscr. putra ; de la racine pu, engendrer.