quittement

QUITTEMENT

(ki-te-man) adv.
Ancien terme de palais, employé dans cette locution : franchement et quittement, c'est-à-dire sans charge ni hypothèque. On m'a vendu ce bien franchement et quittement.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Li reis.... fist par ban crier, C'um laissast quitement lui e les suens aler [, Th. le mart. 46]
  • XIIIe s.
    Il li doit garantir son fief quitement et franquement [BEAUMANOIR, XV, 7]
  • XVe s.
    Or sont depuis les choses muées autrement ; car tout le royaume de Castille demoura quittement et paisiblement au roy Henry son frere [FROISS., II, III, 34]

ÉTYMOLOGIE

  • Quitte, et le suffixe ment ; provenç. quitamen ; anc. catal. quitiament ; anc. espag. quitamente.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

quittement

QUITTEMENT. adv. T. de Palais. Il s'emploie seulement Pour exprimer que la chose qu'on vend, qu'on achète, dont on hérite, dont on compose, etc., est franche de toutes dettes; et il se joint toujours avec le mot Franchement. On lui a vendu tel bien franchement et quittement. Il a vieilli.

Dictionnaire de L'Académie française 6th Edition © 1835

quittement


QUITTEMENT ou QUITEMENT, adv. [Kiteman; 2e e muet.] D'une manière quite et franche. "Il possède cette terre quitement et franchement, ou bien franchement et quitement, c. à. d. sans charge ni hypothêque. — Il ne se dit qu'au Palais, et toujours avec franchement.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788