râtelée

râtelée

n.f.
Quantité amassée d'un coup de râteau : Une râtelée de paille.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

RÂTELÉE1

(râ-te-lée) s. f.
Ce qu'on peut ramasser en un coup de râteau. Une râtelée de foin.

ÉTYMOLOGIE

  • Râtelé.

RÂTELÉE2

(râ-te-lée) s. f.
Usité seulement dans cette locution : Dire sa râtelée, dire librement tout ce qu'on sait, tout ce qu'on pense.
Chacun y dit sa râtelée [SCARR., Virg. II]
Un compagnon disait sa râtelée à certain carme [J. B. ROUSS., Épigr. VII, 4]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Nous declaira à pleine voix Qu'il en diroit sa ratellée, Et fist serment de haulte enrée, Qu'il congnoissoit les personnages [COQUILL., Enquête de la simple.]
    Quand nostre homme eut tout au long conté sa ratelée [LOUIS XI, Nouv. VIII]
    En ma petite ratelée [historiette] [ID., ib. XXIV]
  • XVIe s.
    Caqueter à double ratelée [, Caquets de l'accouchée, p. 184, dans LACURNE]
    Vous en direz votre rastelée [DES ACCORDS, Bigarr. p. 39, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • On prend ici râtelée pour un plein râteau. Si l'on remarque que râtelée dans l'historique est écrit sans s (excepté en un seul exemple), ce qui ne serait sans doute pas s'il venait de râteau, on pensera que ratellée (c'est la plus ancienne orthographe) vient de ratelle, la rate ; et dire sa ratelée, c'est se décharger la rate.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

râtelée

RÂTELÉE. n. f. Ce que l'on peut ramasser en un seul coup de râteau. Une râtelée de foin. Une râtelée d'avoine.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

ratelée

En dire chascun sa ratelée, Ex symbolo fabulas conferre. B. ex Macrob.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606