n.m. inv. [ première syllabe de resonare, dans l'hymne de saint Jean-Baptiste ]
Note de musique, deuxième degré de la gamme de do.

(ré) s. m.
Syllabe employée depuis le XIe siècle par Gui d'Arezzo pour désigner, dans la solmisation par muances, la note qu'on exprimait par D, par d, ou par dd, selon les hexacordes.
Aujourd'hui, seconde note de la gamme d'ut, ou gamme naturelle.
Je suis, ainsi que vous, membre de la musique, Enfant de G ré sol [REGNARD, Fol. amour. II, 7]
La troisième corde du violon ; la seconde de l'alto, du violoncelle et de la contre-basse ; la quatrième de la guitare. Remettre un ré à un violon.

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. FA pour l'étymologie.

RÉ. n. m. T. de Musique. La seconde note de la gamme d'ut. C'est aussi le Nom du signe qui représente cette note. Chanter un ré. Ré dièse. Ré bémol. Le ton de ré. Cette double croche est un ré.

re

Re, Composé avec les mots commençeans par consonante, demeure en son entier: comme Reboire, Recuire, Redire, Refaire, etc. Quant il est composé avec les mots commençeans par voyele, aucunesfois il demeure entier: comme Reintegrer, Reiterer, Reunir. Aucunesfois il perd son e: comme Radouber, Raviser, Ramener, Rassembler, Rembourser, Rembrocher, Remmancher, Remmailloter. Et en tels mots pourrions nous mettre un apostrophe sur R, pour monstrer l'elision de e, n'estoit qu'en mots composez nous n'usons point d'apostrophe.

Re, mis en composition devant les verbes, a plusieurs significations. Car aucunesfois il signifie autant que Denuo, Derechef: comme Rebatre, Rechauffer, Relaver, etc. Aucunesfois il signifie Vicissim: comme Rebrocarder, antiskôptéin, retorquere scomma: Refrapper, referire, ferientem ferire: Remocquer, Repiquer, Rebecquer, Revaloir: comme, Je te le revaudray, rependam, reddam beneficium. Quelquesfois il vaut autant que Retro, derriere, en arriere: comme Reculer, aller en arriere, tirer le cul arriere, recedere: Rechasser ou repoulser ses ennemis, retro pellere: Se retirer, Revenir, Retailler. Parfois ne change en rien la signification du simple, comme, Reconforter, conforter, Remonstrer les fautes à aucun, monstrer, Receler, celer, Racompter, compter, Remercier, mercier, Repaistre, paistre, Reschapper, eschapper, Resveiller, esveiller. Aucunesfois il augmente la signification du simple, et signifie autant que Valde, beaucoup, fort: comme Redoubter, fort doubter, Redonder, Reclamer Dieu à son aide, vehementer inclamare, vehementi clamore inuocare, Redarguer, vehementer arguere, fort arguer et reprendre: Reluire, Resembler à quelqu'un, luy sembler fort ou estre semblable: Requerir, je te requier que, etc. c'est à dire affectueusement je quier et demande que, etc. Aucunesfois il fait signifier le contraire du simple: comme Reveler, descouvrir et manifester ce qui estoit velé et caché, Réprouver, le contraire de Prouver, ou Approuver, Retourner, tourner au contraire, Regorger, le contraire de Gorger ou engorger.

re


RE ou , particule, qui ne signifie rien par elle-même, mais qui entre dans la composition de plusieurs mots. Elle signifie ordinairement réduplication comme dans recomencer, rebatre, reblanchir, etc. Quelquefois elle ne fait que rendre le sens plus fort, comme dans reluire, etc. D'aûtres fois, elle fait partie d'un mot, qui sans elle ne signifierait rien, comme dans rebeller, répondre, etc. = 1°. Quand cette particule est devant une consone, elle conserve l'e muet ou fermé, rebondir, reboucher, récalcitrer, révision, etc. Mais devant une voyèle, ordinairement elle s'élide, comme, rabatre, ramâsser, etc. Quelquefois aussi, elle ne s'élide point, comme dans réagraver, réhabiliter. Il y a enfin des mots, qui se disent des deux façons, comme r'imprimer, ou réimprimer, r' assiéger, ou réassiéger: la 2de manière est la meilleure. = 2°. L'e de re est tantôt muet, tantôt fermé. La seule règle générale, que l'on puisse doner à ce sujet, est que l'e est ordinairement muet dans la syllabe re, quand elle est la première d'un mot, qui signifie réduplication, ou redoublement d'action, comme dans redire, refaire, etc. c. à. d. dire, faire une seconde fois ou plusieurs fois. Il est même muet, quoique suivi de deux ss, comme dans ressembler, ressentir, etc. excepté dans ressuciter, ou il et fermé. = Il y a pourtant deux ocasions, où la syllabe re, quoique préposition réduplicative se prononce avec l'é fer. et c'est premièrement quand elle est ajoutée à un mot qui comence par un é fermé, ou par une aûtre voyèle, comme dans réchaufer, récrier, réchaper, réagraver, dont les simples sont échaufer, écrier, échaper, agraver. 2ment Quand le mot, auquel elle est ajoutée ne signifierait rien tout seul, comme dans récidiver, récoler, rédimer; car on ne dirait par diver, dimer, coler, en ce sens. Excepté en réconfronter et réformer, dont l'é est fermé, quoiqu'on dise confronter, et former.
   Après tout, ces règles sont sujètes à tant d'exceptions, qu'il faut, sur cet article, uniquement consulter l'usage.
   3°. Devant les verbes qui comencent par une s, on ne doit redoubler cette consone que dans resserrer, ressentir, ressuyer, ressouvenir, ressortir à (être du ressort de) ressusciter. Dans les autres on ne met qu'une s: resacrer, resaigner, resaisir, resauter, resortir, (sortit de nouveau).
   Rem. L'Acad. avertit qu'elle n'a pas mis dans son Dictionaire tous les mots où cette particule est purement réduplicative; et qu'elle n'a mis que ceux dont la conaissance est la plus nécessaire. Mais alors on ne peut distinguer ceux de ces mots qui ont été admis par l'usage, de ceux que l'on forge tous les jours, et quelquefois peu heureusement. Notre plan exigeait que nous les missions tous, autant qu'il était possible; et nous l'avons fait.

Traductions

Dd, re (ʀe)
nom masculin invariable
musique note de musique

[ʀe] nm (MUSIQUE)
→ D
en ré majeur → in D major
(en chantant la gamme) → re
do, ré, mi → do, re, mi ...