rédimer

(Mot repris de rédimèrent)

rédimer

v.t. [ du lat. redimere, racheter ]
Dans la religion, racheter, sauver : Rédimer un pécheur.

RÉDIMER

(SE) v. réfl.
Se racheter, se délivrer.
Les païens, gentils et idolâtres.... ne peuvent en nulle façon s'être rédimés de la peine du péché originel [LA MOTHE LE VAYER, Vertu des païens, I, État de la loi.]
Il fit cette donation pour se rédimer de son vœu [PATRU, Plaidoyer 3]
En 1762, le feu roi de Sardaigne abolit dans tous ses États cet esclavage chrétien [le servage de mainmorte, sous les abbayes].... il prêta même de l'argent à tous les colons qui n'en avaient pas pour se rédimer [VOLT., Lett. Dupont, 23 févr. 1776]
Il se dit de poursuites judiciaires, de vexations. La ville prise se rédima du pillage par une forte contribution.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et prisent [ils prirent] consel entre aus [eux], qu'il envoiieroient en Osteriche au duc, pour le roi raiiembre [, Chron. de Rains, p. 56]
    Et se je preste à ton procurator deniers à rembre ton gage, vers cui ai-je aucion [action] ? [, Liv. de jost. 106]
  • XVIe s.
    Redimer [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. redimere, racheter, de red ou re, et emere, acheter. Redimere, ayant l'accent sur di avait donné dans l'ancienne langue reembre ou raembre, racheter.

rédimer

RÉDIMER (SE). v. pron. Se racheter, se délivrer. Il se dit principalement en parlant des Poursuites judiciaires exercées contre quelqu'un. Il lui en a coûté tant pour se rédimer des poursuites qu'on exerçait contre lui. Il vieillit.

redimer

Redimer, Redimere.

rédimer


RÉDIMER (SE), v. réc. [1re et dern. é fer.] Se racheter, se délivrer des vexations. "Il lui en a tant coûté pour se rédimer de la vexation, des poursuites qu'on lui faisait ou qu'on voulait lui faire. "Se réservant toujours à dire qu'il n' en avoit usé de la sorte que pour se rédimer d'une injuste vexation. MAIMB. — C'est tout l'emploi de ce verbe.