réformation

réformation

n.f.
Modification d'une décision juridictionnelle par la juridiction supérieure.

RÉFORMATION

(ré-for-ma-sion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
Action de corriger, c'est-à-dire de rétablir dans l'ancienne forme ou dans une forme meilleure.
Je ne saurais aucunement approuver ces humeurs inquiètes et brouillonnes, qui, n'étant appelées ni par leur naissance ni par leur fortune au maniement des affaires publiques, ne laissent pas d'y faire toujours en idée quelque réformation [DESC., Méth. II, 3]
Au lieu de vaquer à l'étude de soi-même, à la réformation de soi-même [BOURDAL., Dim. t. II, p. 221]
Tout le monde a loué une réformation si utile à toutes les parties [défendre aux greffiers de recevoir de l'argent des parties] [PASC., Prov. VIII]
Après ce beau raisonnement, on découvre pourtant les antipodes ; nouvelle réformation à la carte, nouvelle moitié de la terre [FONTEN., Mondes, 2e soir.]
On ne vous charge pas de la réformation de l'univers [MASS., Carême, Immut.]
La réformation des abus, des désordres, le retranchement des abus, des désordres.
La réformation des monnaies, action de refrapper les monnaies pour en changer l'empreinte ou la valeur, sans les refondre.
Absolument. Changements apportés par les protestants à la doctrine et à la discipline catholiques.
Ceux qui n'ont pas craint de tenter la réformation par le schisme [BOSSUET, Reine d'Anglet.]
La réformation anglicane fut commencée par le duc de Sommerset et par Cranmer [ID., Var. VII, 82]

REMARQUE

  • 1. à l'origine, réformation était le terme général pour désigner la révolution religieuse du XVIe siècle ; et réforme s'appliquait plus particulièrement à l'œuvre de Zwingle et de Calvin. De nos jours, on emploie assez indifféremment ces deux termes l'un pour l'autre.
  • 2. On dit réforme en parlant des monastères et non réformation.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Quant à la correction ou mutacion des loys et à la reformacion de la policie... [ORESME, Thèse de MEUNIER.]
  • XVe s.
    Si fut ceste refformation dont maint prodomme fut desert [ruiné] [, Geste de nobles, p. 129]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. reformacio ; espagn. reformacion ; ital. riformazione ; du lat. reformationem, de reformare, réformer.

réformation

RÉFORMATION. n. f. Action de réformer, c'est-à-dire de rétablir dans l'ancienne forme ou d'établir dans une forme nouvelle, jugée meilleure. La réformation des moeurs. La réformation de la discipline. La réformation d'un ordre religieux. La réformation de la justice. La réformation des finances. La réformation d'un jugement, d'une pièce fausse ou altérée, d'un acte de l'état civil, etc.

La réformation des abus, La suppression des abus.

RÉFORMATION se dit aussi du Résultat de cette action.

Il se dit absolument des Changements que les protestants ont apportés à la doctrine et à la discipline de l'Église. À l'époque de la réformation.

reformation

Reformation, Reformatio, Censura, Subscriptio censoria.

Reformations, Emendatrices iurisdictionis solutae constitutiones, B.

Traductions

Réformation

reformation

Réformation

Reformation

Réformation

reforma

Réformation

riforma

Réformation

Реформация

Réformation

Reformatie

Réformation

reforma

Réformation

Реформацията

Réformation

改革

Réformation

改革

Réformation

Reformace

Réformation

הרפורמציה

Réformation

[ʀefɔʀmasjɔ̃] nf
la Réformation → the Reformation