régale


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1. régale

n.f. [ du lat. regalia, droit du roi ]
En Suisse, monopole de l'État.

2. régale

adj. f. [ du lat. regalis, royal ]
Eau régale,
mélange d'acide nitrique et d'acide chlorhydrique qui dissout l'or et le platine.

RÉGALE1

(ré-ga-l') s. m.
Terme de musique. Un des jeux de l'orgue, dont les tuyaux ont des anches, qui est dit aussi voix humaine, et qui est à l'unisson de la trompette.
Instrument de musique, voy. ÉCHELETTE.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le charlatan espagnol estoit monté sur un petit eschaffaut jouant des regales, et tenant banque [, Sat. Mén. p. 3]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. regale, du lat. regalis, royal (voyez ROYAL).

RÉGALE2

(ré-ga-l') s. f.
Droit considéré comme inhérent à la royauté, tel que celui de battre monnaie. La régale monétaire.
Droit qu'avaient les rois de France de pourvoir à tous les bénéfices simples d'un diocèse pendant la vacance du siége, et d'en économiser à leur gré les revenus.
En 1673, le chancelier Étienne d'Aligre scella un édit par lequel tous les évêchés du royaume étaient soumis à la régale [VOLT., Louis XIV, 35]
Régale temporelle, droit qu'avait le roi de percevoir le revenu des évêchés et archevêchés, le siége vacant, jusqu'à ce que l'évêque ou l'archevêque eût fait son serment de fidélité au roi. Régale spirituelle, droit qu'avait le roi de nommer, pendant la vacance du siége, aux chapelles, aux prébendes et à tous les bénéfices non cures, qui étaient à la collation de l'évêque ou de l'archevêque. Bénéfice vacant en régale, le bénéfice qui se trouvait vacant pendant la vacance de l'évêché. Être pourvu en régale, obtenir des provisions pour un bénéfice vacant en régale.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    L'en ne racheste pas de nul, se il n'est sires dou leur [du lieu], et tel qui puisse recevoir homenage ; si comme l'en dit de regale et de ce cas semblable [, Liv. de jost. 234]
    Com li chanoine de Paris eussent esleu evesque, et le presenterent le roi, li rois ne le vost recevoir, ne rendre son regale [, ib. 40]
  • XIVe s.
    Les eglises de nostre royaume esquelles nous avons droit de regale [, Ordonn. des rois de France, t. II, p. 102]
    Avons donné à nostre très cher frere le duc d'Anjou toutes et chascunes les restes, debtes ou arreraiges, tant en regales comme en fiefs [, ib. t. V, p. 603]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. regalis, royal (voy. ROYAL).

RÉGALE3

(ré-ga-l') adj. f.
Terme d'arts. Eau régale, mélange d'acide chlorhydrique et d'acide azotique, dont on se sert pour dissoudre l'or et le platine.
L'or est indestructible ; l'eau qu'on appelle régale, parce qu'on a donné à l'or le nom de roi des métaux, le dissout [VOLT., Mél. hist. Un chrét. contre six juifs, 9]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. regalis, royal (voy. ROYAL).

RÉGALE4

(ré-ga-l') s. f.
Convention particulière qu'un marchand fait avec les bûcherons pour la façon des pièces qui ont beaucoup de nœuds.

ÉTYMOLOGIE

  • Régaler 2.

régale

RÉGALE. n. m. T. de Musique. Un des jeux de l'orgue, dont les tuyaux ont des anches et qui est à l'unisson de la trompette.

régale

RÉGALE. n. f. Droit que le roi avait de percevoir les fruits des évêchés vacants, des abbayes vacantes, et de pourvoir pendant la vacance aux bénéfices qui étaient à la collation de l'évêque. Le droit de régale. La régale était ouverte par la mort ou la démission de l'évêque, et en quelques autres cas.

Bénéfice vacant en régale, Celui qui se trouvait vacant pendant la vacance de l'évêché, de l'abbaye dont il dépendait. Être pourvu en régale, Obtenir des provisions pour un bénéfice vacant en régale.

régale

RÉGALE. adj. f. Il n'est usité que dans cette locution : Eau régale, Mélange d'acide azotique et d'acide chlorhydrique, dont on se sert pour dissoudre l'or et le platine.

regale

La cognoissance des causes de Regale appartient neument à la Cour, Causae regaliorum prima, eadem vltimaque disceptatione in Curia exagitantur: vel prima vltimaque sortitione, Budaeus.

Le droict de regale, Lex regaliorum, B.

Matiere de regale, Causae regaliorum, B.

Traductions

régale

Regal