régnicole

RÉGNICOLE

(règh-ni-ko-l') s. m.
Terme de jurisprudence et de chancellerie. Il se dit des habitants naturels d'un royaume, d'un pays, considérés par rapport aux droits dont ils peuvent jouir.
En 1682, on permit également aux régnicoles et aux étrangers de faire pendant cinq ans le commerce des Indes sur les vaisseaux de la Compagnie [RAYNAL, Hist. phil. IV, 16]
Il se dit, par extension, des étrangers naturalisés à qui ces mêmes droits sont accordés.
Les Guise firent comprendre dans le nombre des cent [chevaliers de l'ordre du St-Esprit] les huit prélats et les chevaliers étrangers non régnicoles [SAINT-SIMON, 121, 77]
Adj. Un habitant régnicole. Il est rarement employé comme adjectif.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Estrangers et regnicoles [D'AUB., Hist. I, 108]
    Un Florentin, nommé Guidotti, regnicole d'Angleterre [CARL., III, 24]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. regnicola, de regnum, règne, royaume, et colere, habiter (voy. CULTURE).

régnicole

RÉGNICOLE. (G et N se prononcent séparément.) n. des deux genres. T. de Jurisprudence et de Chancellerie. Il se dit de Ceux des habitants d'un pays qui en ont la nationalité. Les régnicoles et les étrangers. Il s'emploie aussi adjectivement.