répété, ée

RÉPÉTÉ, ÉE

(ré-pé-té, tée) part. passé de répéter
Redit.
Quand dans un discours se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il les faut laisser [PASC., Pens. VII, 21, édit. HAVET.]
Ses airs [de Lulli], tant répétés dans le monde, ne servent qu'à insinuer les passions les plus décevantes [BOSSUET, Comédie, 3]
Courant après l'esprit ou plutôt se parant De l'esprit répété qu'elle attrape en courant [GRESSET, le Méch. IV, 9]
Mais tout récit déplaît s'il est trop répété [DELILLE, Convers. I]
[ô lac] Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés [LAMART., Méd. I, 13]
Et qu'est-ce que la gloire ? un vain son répété, Une dérision de notre vanité [ID., Harm. III, 9]
Où il y a des répétitions.
Son style [du fils de Mme de Grignan] tout naturel, tout jeune, sans art, un peu répété par la grande envie d'obtenir [une permission] [SÉV., 4 janv. 1690]
Reproduit, représenté de nouveau.
C'était sur sa fille que Mignard travaillait, et elle est répétée en plusieurs de ses magnifiques tableaux [SAINT-SIMON, 28, 73]