réparé, ée

RÉPARÉ, ÉE

(ré-pa-ré, rée) part. passé de réparer
Qui a été remis en bon état. Une maison réparée. Fig.
Étrange agitation d'un homme qui s'attendait à voir l'Église réparée, et qui la voit prête à tomber par les moyens qu'on avait pris pour la rétablir [BOSSUET, Variat. II, 41]
Par ce sage écrivain [Malherbe] la langue réparée N'offrit plus rien de rude à l'oreille épurée [BOILEAU, Art p. I]
Il est étonnant.... que notre langue, à peine corrompue, se soit vue réparée [LA BRUY., I]
Tu verras ma victoire étendre ton empire, Le monde réparé, tes ennemis en deuil, L'enfer lâchant sa proie, et la mort au cercueil [DELILLE, Parad. perdu, III]
Dont on s'est dédommagé.
Les pertes de l'État sont réparées ; le cardinal fait la paix avec avantage [BOSSUET, le Tellier.]
Pour quoi satisfaction a été donnée.
Une courte erreur, réparée par de longs services [BOSSUET, le Tellier.]
Des fautes si sincèrement reconnues, et, dans la suite, si glorieusement réparées par de fidèles services [ID., Louis de Bourbon.]