réparateur, trice

RÉPARATEUR, TRICE

(ré-pa-ra-teur, tri-s') s. m. et f.
Celui, celle qui répare.
Puissant réparateur des misères humaines [CORN., Imit. IV, 4]
Que la nature est corrompue.... qu'il y a un réparateur [PASC., Pens. XXII, 1, édit. HAVET.]
C'est sur quoi toute l'Êglise s'est fondée pour la qualifier [Marie] de médiatrice et de réparatrice des hommes [BOURDAL., Dévot. à la Vierge, Myst. t. II, p. 360]
.... Un insecte inutile [l'araignée], D'un vain réseau réparateur futile [BERNIS, Épître 1re, Goût.]
Familièrement et ironiquement. Réparateur de torts, celui qui se mêle de venger des injures ou de corriger des abus qui ne le regardent point. Adj. Un gouvernement réparateur.
Je ne pense pas que les germes réparateurs [en cas d'ablation de parties] soient logés dans les parties osseuses ou qui doivent le devenir ; il me paraît plus naturel de penser qu'ils sont logés dans les parties molles [BONNET, 2e mém. reprod. salam.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ce [réparation à un homme qu'on avait outragé] se faisoit selon la rigueur de justice, et ce reparateur à jamais encouroit infamie [BONIVARD, Anc. et nouv. police de Genève, p. 98]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. et espagn. reparador ; ital. riparatore ; du lat. reparatorem, de reparare, réparer. On trouve au XVe siècle repareur.
    Le pays de Jennes estoit moult malade, et grand disete avoit de sage repareur [, Bouciq. II, 5]