républicain, aine

RÉPUBLICAIN, AINE

(ré-pu-bli-kin, kè-n') adj.
Qui appartient à la république.
Le gouvernement républicain est celui où le peuple en corps, ou seulement une partie du peuple, a la souveraine puissance [MONTESQ., Esp. II, 1]
C'est dans le gouvernement républicain que l'on a besoin de toute la puissance de l'éducation [ID., ib. IV, 5]
Les armées, les troupes républicaines s'est dit des armées, des troupes de la première république française. L'ère républicaine, la manière de compter les années à partir du 22 septembre 1792, et de diviser l'année en mois égaux avec jours complémentaires.
Un beau jour, citoyens ! la république est née ; Salut, vingt-deux septembre, immortelle journée ! Puisse se prolonger dans l'avenir lointain L'ère républicaine, ouverte ce matin ! [PONSARD, Charlotte Corday, I, 1]
Qui affectionne le gouvernement républicain. âme républicaine. Esprit républicain, goût de liberté, qui donne de l'aversion pour l'autorité suprême, lorsqu'elle est entre les mains d'un seul maître.
L'esprit républicain a été le partage de tous les peuples du Nord dans l'ancien monde et dans le nouveau [VOLT., Mœurs, 151]
Ce prétendu esprit républicain [dans l'Académie française], suivant la réflexion de l'abbé de Dangeau, était un grand et terrible mot employé bien gratuitement contre des confrères très paisibles et très modérés [D'ALEMB., Éloges, Dangeau.]
S. m. et f. Celui, celle qui habite une république.
Notre maxime de faire aimer nos principaux acteurs n'était pas de l'usage des anciens ; et ces républicains avaient une si forte haine des rois, qu'ils voyaient avec plaisir des crimes dans les plus innocents de leur race [CORN., Disc. tragédie.]
Un républicain est toujours plus attaché à sa patrie qu'un sujet à la sienne, par la raison qu'on aime mieux son bien que celui de son maître [VOLT., Pol. et lég. Pens. admin. 13]
C'est ainsi de tout temps qu'au gré de leurs caprices D'ingrats républicains ont payé les services [DUCIS, Othello, I, 6]
Celui qui est passionné pour le gouvernement républicain.
[à Londres] Il y a trois partis, celui du roi et des évêques fort petit, celui du prince d'Orange fort grand, et le troisième des républicains et non-conformistes [SÉV., 513]
Républicain farouche, où vas-tu t'emporter ? N'as-tu voulu me voir que pour mieux m'insulter ? [VOLT., Mort de César, III, 4]
Tout vrai républicain suça avec le lait de sa mère l'amour de sa patrie, c'est-à-dire des lois et de la liberté [J. J. ROUSS., Gouv. de Polog. ch. 4]
Il appartenait à la classe des républicains austères qui veulent mettre la société au régime du brouet noir [REYBAUD., Jérôme Paturot, III, 2]
Nom qu'on a donné à des oiseaux de l'ordre des passereaux, trouvés en Afrique.

ÉTYMOLOGIE

  • République.