résignant

RÉSIGNANT

(ré-zi-gnan) s. m.
Celui qui résigne à quelqu'un un bénéfice, un office.
Comme il arrivait rarement que les résignants vécussent vingt jours après la résignation, pour prévenir le danger qu'il y avait de perdre le bénéfice, les résignataires faisaient admettre secrètement en cour de Rome les résignations de leurs bénéfices qu'ils gardaient ensuite entre leurs mains pendant la vie du résignant, sans prendre possession du bénéfice, et ils ne faisaient paraître la résignation qu'après la mort du résignant [DUMARSAIS, Lib. Égl. gallic. part. 2e, maxime 19]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le pape ne peut permettre qu'aucun resignant retienne au lieu de pension tous les fruits du benefice resigné [P. PITHOU, 50]

résignant

RÉSIGNANT. n. m. Celui qui résigne un office, un bénéfice à quelqu'un. La résignation n'eut pas lieu, parce que le résignant mourut avant qu'elle fût admise.

résignant


RÉSIGNANT, s. m. RÉSIGNATAIRE, s. m. RÉSIGNATION, s. fém. RÉSIGNER, v. act. et n. [Rézignan, natère, na-cion, né: 1re é fer. mouillez le g; 4e è moyen et long au second.] Résigner, se demettre d'un ofice, d'un bénéfice en faveur de quelqu' un. Résignant, celui qui résigne. Résignataire, celui à qui l'on a résigné. Résignation, démission d'un bénéfice.
   Rem. 1°. Quand on dit résigner, absolument et sans régime, on l'entend toujours de la résignation d'un bénéfice. "Il a résigné. Il n'a pas eu le tems de résigner. Il est mort sans résigner. = 2°. Résignation, se disait aûtrefois de la démission d'un ofice, d'une charge: on ne le dit plus que des bénéfices. = 3°. Résignation et se résigner expriment aussi l'abandonement à la volonté de Dieu. Il est mort avec beaucoup de résignation, bien résigné à la volonté de Dieu; ou, simplement, bien résigné. "Il faut se résigner en toutes chôses à la volonté de Dieu. = On dit aussi résigner son âme à Dieu; remettre son âme entre ses mains. * M. Portalis fait régir à se résigner la prép. à et l'infinitif. "Les voisins de ces Manufactures savent se résigner à en suporter l'incomodité. Ce régime n'est pas admis par l'usage, et se résigner n'est pas même reçu dans cette ocasion. = Au passif, on dit être résigné à: je suis résigné à soufrir tout ce que le bon Dieu voudra.
   4°. Malherbe a écrit résinée sans g pour le faire mieux rimer avec obstinée. La fureur de ce Poète était de rimer três-richement aux yeux comme à l'oreille. Il changeait souvent l'ortogr. des mots pour satisfaire cette manie.