réticence

réticence

n.f. [ lat. reticentia, de tacere, taire ]
1. Omission volontaire de qqch que l'on devrait dire : Elle a tout raconté sans réticence dissimulation, sous-entendu
2. Attitude de qqn qui hésite à dire sa pensée, à donner son accord : Les propositions du gouvernement suscitent des réticences chez les députés hésitation, réserve

réticence

(ʀetisɑ̃s)
nom féminin
attitude de qqn qui a des réserves, qui hésite exprimer des réticences au sujet de cette décision

RÉTICENCE

(ré-ti-san-s') s. f.
Suppression ou omission volontaire d'une chose qu'on devrait dire ; la chose même qu'on n'a pas dite.
La réticence sur des faits si intéressants n'est point pardonnable [VOLT., Fragm. sur l'hist. 16]
Il n'y aurait donc qu'en France qu'il ne serait pas permis de faire paraître l'éloge de Louis XIV et de la France ! et cela, parce que je n'ai eu ni la bassesse ni la sottise de défigurer cet éloge par de honteuses réticences et par de lâches déguisements [ID., Lett. Hénault, 1er févr. 1752]
Cette réticence discrète [MARMONTEL, Mém. II]
Divers genres de réticences rendaient ses lettres plus courtes [STAËL, Corinne, XVII, 2]
Figure de rhétorique.
Sorte de prétérition où, commençant l'expression de sa pensée, on s'arrête avant de l'avoir achevée : Je devrais sur l'autel où ta main sacrifie Te.... mais du prix qu'on m'offre il faut me contenter [RAC., Ath. V, 5, est un exemple de réticence.]
La réticence consiste à passer sous silence des pensées que l'on fait mieux connaître par ce silence, que si on parlait ouvertement [DUMARS., Œuv. t. V, p. 286]
Euclide s'étendit sur les divers ornements du discours, il me cita des réticences heureuses, des allusions fines, des pensées ingénieuses, des reparties pleines de sel [BARTHÉL., Anach. ch. 58]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Je r'envoye les curieux aux livres faicts exprès pour la description de ces miseres, afin qu'il paroisse en moi plustost de la reticence que de l'affectation [D'AUB., Hist. I, 262]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. reticentia, de reticere, taire, de re, et tacere (voy. TAIRE).

réticence

RÉTICENCE. n. f. Action de taire à dessein une chose qu'on pourrait ou qu'on devrait dire. Dans le récit qu'il m'a fait, il a mis beaucoup de réticence. Il a usé avec moi de réticence.

Il désigne aussi la Chose même qu'on n'a pas dite. Dans ce discours, il n'y a point de mensonge formel, mais il y a bien des réticences. Dans cet acte, il y a une réticence frauduleuse. Des réticences perfides.

Il se dit, particulièrement, en termes de Rhétorique, de la Figure par laquelle l'orateur en s'interrompant fait entendre ce qu'il ne veut pas dire expressément. La réticence en dit quelquefois plus que les paroles.

réticence


RÉTICENCE, s. f. [Réti-sance: 1re é fer. 3e lon. 4e e muet.] Supression volontaire d'une chôse qu'on devrait dire, ou mentioner dans un acte. Il y a dans ce contrat une réticence frauduleûse ou vicieûse. = C'est aussi une figure de Rhétorique, par laquelle l'Orateur fait entendre une chôse sans la dire.

Synonymes et Contraires

réticence

nom féminin réticence
1.  Omission volontaire.
2.  Attitude hésitante.
Traductions

réticence

הירתעות (נ), העלמת עובדה (נ), רתיעה (נ)

réticence

нежеланието

réticence

neochota

réticence

haluttomuus

réticence

[ʀetisɑ̃s] nfreticence no pl
avoir des réticences à faire qch, éprouver des réticences à faire qch → to feel reticent about doing sth