révérend, ende

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RÉVÉREND, ENDE

(ré-vé-ran, ran-d') adj.
Digne d'être révéré (vieilli en cet emploi).
Qu'Archiménide vienne, il aura son paquet, Fût-il plus révérend cent fois qu'il ne nous semble [LA FONT., l'Eunuque, V, 2]
Titre d'honneur qu'on donne aux religieux et religieuses. Révérend père en Dieu messire N. Le révérend père un tel. La révérende mère supérieure.
Moins révérend qu'aimable père, Vous dont l'esprit, le caractère, Et les airs ne sont point montés Sur le ton sottement austère De cent tristes paternités [GRESS., Épît. au P. Bougeant.]
Substantivement. Mon révérend. Mes révérends.

REMARQUE

  • 1. Il n'y a guère plus de deux siècles que le titre de révérend père se donnait aux évêques ; mais, depuis qu'ils ont pris celui de Monseigneur, et que Votre Grandeur a succédé à Votre Révérence, les prêtres des ordres religieux ont pris celui de révérends pères au lieu de celui de frères.
  • 2. La Fontaine a mal dit révérente : Très révérente mère en Dieu, Qui révérente n'êtes guère, Et qui moins encore êtes mère, On vous adore en certain lieu, D'où l'on n'ose vous l'aller dire, Poés. mêlées, XX.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Et de Bourgogne aussi le bon duc reverent, Et le conte de Blois que Dieux gart de tourment [, Guesclin. 19559]
  • XVe s.
    [que le roi Charles soit] Riches sur tous, reverens et adrois ; Or lui doint Dieux bien achever sa guerre [E. DESCH., S. le nom du roi Charles.]
    Je sceu les loys et les decrez entendre.... J'estoie adonc reverens [ID., Son éducation.]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. reverent ; du lat. reverendus, qui doit être révéré, de revereri.