rôlet

RÔLET

(rô-lè) s. m.
Terme familier. Petit rôle ; il ne se dit que figurément pour signifier la vie, le rôle de chacun.
Selon, ou plus ou moins, que dure le rôlet [RÉGNIER, Sat. XI]
Là, rien n'était réglé, tout allait en désordre, Là chacun était maître et n'avait nul valet ; Là sur son compagnon chacun cherchait à mordre, Et là chacun jouait un différent rôlet [SAINT-GLAS, Contes (1672), cité dans le Chasseur bibliographe, 2e année, n° 8]
Jouer bien son rôlet, bien jouer son personnage.
Il continue à jouer son rôlet [LA FONT., Serv.]
Quand sur la scène de ce monde, Chaque homme a joué son rôlet [VOLT., Poés. mêlées, 227]
Être au bout de son rôlet, ne savoir plus que dire ni que faire.
Je crois que je suis au bout de mon rôlet, et que j'ai épuisé toutes mes ressources [pour les corrections d'une tragédie] [VOLT., Lett. d'Argental, 3 déc. 1766]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Si pendent à l'olive escrites En ung rolet letres petites, Qui dient à ceus qui les lisent, Qui souz l'olive en l'ombre gisent [, la Rose, 20718]
  • XVe s.
    Voy que Salmon escript en son roulet : Homme sage (ce dit-il) a puissance Sur les planetes et sur leur influence [VILLON, Débat du cœur et du corps, Ball.]

ÉTYMOLOGIE

  • Dimin. de rôle.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • RÔLET. Ajoutez :
  • Être au bout de son rôlet, signifie être au bout de ce qu'on avait à dire.
    Je suis au bout de mon rôlet [de nouvelles] ; aussi est-il temps de finir cet ennuyeux discours [MALH., Lexique, éd. L. Lalanne (Malherbe écrit rollet).]

rôlet

RÔLET. n. m. Petit rôle.

Prov. et fig., Ceci n'est pas sur mon rôlet, se dit en plaisanterie, par allusion à la farce du Cuvier, pour désigner une affaire, une démarche, une commission dont on n'a pas été chargé.