raine

RAINE

(rê n') s. f.
Terme vieilli. Grenouille.
On n'y entendait dans les soirées d'été que la crecelle des raines dans les eaux des fossés [MARCHANGY, Tristan le voyageur, ch. LXXVIII]
Il se dit aussi pour rainette.
Les raines ont le corps ovoïde, les cuisses postérieures longues et grêles, et des plaques visqueuses en forme de lentilles sous les doigts [BRONGNIART, Instit. Mém. scienc. ph. et math. Sav. étr. t. I, p. 634]

PROVERBE

    rural. Il n'est pas cause que les raines n'ont pas de queue, c'est un homme peu intelligent, peu capable.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et il gist en cel fossé mors, Tot estendu com une raine [, Ren. 5985]
  • XVIe s.
    Rane est latin ; escry donc autrefois Rayne en picard, ou grenouille en françois [MAROT, VI, 96]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, rainn ; prov. rana, rayna ; espagn. et ital. rana ; du latin rãna, pour racna d'après Corssen, Aussprache, 2e éd. p. 636, d'un radical rac exprimant le coassement.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

raine

RAINE. n. f. Vieux mot qui est encore en usage dans quelques provinces et qui signifie Grenouille. Raine de buisson. Raine verte. Raine des prés.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

raine

Une Raine, Rana, Batrachos.

Une sorte de raine qui se tient entre les cannes et petis fruictiers, Calamita.

Les raines crient en l'eauë, Coaxant ranae.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

raine


*RAINE, s. f. Vieux mot, encôre usité dans certaines Provinces. Grenouille. C'est un latinisme, rana. Dans d'aûtres lieux, on dit rainette, dans le même sens.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788