ravauderie

RAVAUDERIE

(ra-vô-de-rie) s. f.
Terme familier. Discours, ouvrage futile, considérés surtout comme faits ou ravaudés de morceaux de toute sorte.
Ce sont des gens qui reviennent de Versailles, et qui recueillent toutes ces ravauderies pour me les mander [SÉV., 24 nov. 1675]
On a grand soin de mettre de temps en temps sous mon nom des Dictionnaires philosophiques et autres ravauderies [VOLT., Lett. Richelieu, 23 août 1765]
Paroles d'amour.
Il [Ch. de Sévigné] m'assure fort qu'il n'épousera pas la petite personne dont je vous ai parlé ; tout le monde me mande pourtant qu'il y a de la ravauderie entre eux ; il veut aller chez Tonquedec, qui n'est qu'à deux lieues de la belle [SÉV., 1er nov. 1679]
Il se trouva si heureux de ce que Madame lui pardonnait sa ravauderie avec Mlle de Grancey, qu'il ne se plaignit pas [LA FAYETTE, Hist. Henr. d'Angl.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ravauderie [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Ravauder ; génev. ravauderie, bagatelle, brimborion.

ravauderie

RAVAUDERIE. s. f. Discours plein de niaiseries, de bagatelles. Il ne dit que des ravauderies. Quelles ravauderies nous venez-vous conter? Il est familier.