rebondi, ie

REBONDI, IE

(re-bon-di, die) adj.
Terme familier. Arrondi par embonpoint, en parlant des parties charnues du corps.
Il y avait [dans l'antichambre du contrôleur général] des visages encore plus pleins, des ventres plus rebondis, des mines plus fières que mon homme aux huit millions [VOLT., l'H. aux 40 écus, audience.]
Il se dit aussi des personnes.
La voilà, pour conclusion, Grasse, maflue et rebondie [LA FONT., Fabl. III, 17]
Le petit homme rebondi ne fait qu'un saut, et court embrasser son ancien camarade [VOLT., Jeannot et Colin.]
Buvez, mes anges, buvez ; que Mme d'Argental revienne [des eaux] aussi rebondie que l'abbé de Bernis [ID., Lett. d'Argental, 20 juin 1748]
Par analogie, il se dit de choses renflées.
Ou sur la couche rebondie D'un procureur génovéfain [GRESSET, Ombres.]
Je regardais ce rouleau d'argent qui était sur la table, il me paraissait si rebondi : quel dommage de le perdre ! [MARIV., Pays. parv. part. I]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Nous sommes legiers - Comme biches. - Rebondis comme belles miches [VILLON, Baillev. et Malep.]
  • XVIe s.
    Tout potelé, grasselet, rebondi [RONS., 120]
    Voyant ces nonnes fraisches, blanches, refàites, rebondies [DESPER., Contes, LXIV]

ÉTYMOLOGIE

  • Rebondir ; ce qui est rebondi faisant rebondir la main qui presse.