receveur, euse

RECEVEUR, EUSE

(re-se-veur, veû-z') s. m. et f.
Celui, celle qui a charge de faire une recette quelconque, soit en deniers, soit en denrées, soit pour l'État, soit pour un particulier. Receveur des contributions. Receveur de l'enregistrement et des domaines. Receveur général. Receveur particulier.
Je vous avoue que je suis ravie de n'avoir plus de receveur [pour les fermages d'une de ses terres] [SÉV., à Mme de Guitaut, 26 août 1693]
Doyen des receveurs dans son département [C. DELAV., Éc. des vieill. I, 1]
Receveur est le nom de celui qui reçoit l'argent dans les omnibus.
Receveuse, femme qui reçoit les billets dans un spectacle. Femme d'un receveur. Madame la receveuse.
Receveur des hôtes, celui qui reçoit les voyageurs chez les augustins.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    E li sire est recevere de la meie anesme [de mon âme] [, Lib. psalm. p. 70]
    Por ce que li reis le out fait maistre recevur de tuz les treüs [tributs] [, Rois, p. 279]
  • XIIIe s.
    On doit premierement fere conter cex qui furent receveur, et après savoir que les reçoites sunt devenues [BEAUMANOIR, L, 7]
  • XIVe s.
    Jehans de le Porte, receveres de Haynnau [CAFFIAUX, Régence d'Aubert de Bavière, p. 81]
  • XVIe s.
    Outre le registre des negoces du mesnage où se logent les menus comptes.... lequel registre un receveur a en charge [MONT., I, 257]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. recebeire, au régime recebador ; espagn. receptor ; ital. ricevitore ; d'une forme barbare recepitorem, ou receptatorem, qui vient de recipere (voy. RECEVOIR). L'anc. franç. recevere est le nominatif, mais non de receptor, qui aurait donné recevre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    RECEVEUR. Ajoutez :
    Receveur buraliste, celui qui tient une recette buraliste.
    Les fonctions de receveur buraliste des contributions indirectes et de débitant de tabac et de poudre [, Arrêté du ministre des finances, 13 mai 1848]
    En termes d'imprimerie, celui qui reçoit les feuilles, [, Journ. offic. 22 déc. 1872, p. 8024, 2e col.]