reclus, use

RECLUS, USE

(re-klû, klû-z') part. passé de reclure
Renfermé. Un pénitent reclus en une maison religieuse.
Terme de botanique. Se dit de l'embryon lorsqu'il est renfermé dans le périsperme.
Qui vit dans la retraite. Il est demeuré reclus tout l'hiver.
Et je suis, à Paris, triste, pauvre et reclus [BOILEAU, Sat. I]
Il est reclus dans sa chambre, dans sa maison, il n'en sort point et ne veut voir personne.
S. m. et f. Un reclus, une recluse, celui, celle qui vit dans la clôture.
Les choses d'ici-bas ne me regardent plus ; En quoi peut un pauvre reclus Vous assister ? que peut-il faire Que de prier le ciel qu'il vous aide en ceci ? [LA FONT., Fabl. VII, 3]
Comme elle la regarde ! comme une pauvre recluse regarderait au travers des barreaux de sa cellule deux amants tendres et passionnés [DIDEROT, Salon de 1765, Œuv. t. XIII, p. 339, dans POUGENS]
Recluses, nom donné, dans le moyen âge, à des filles, à des veuves qui se faisaient bâtir une petite chambre joignant le mur de quelque église.
Agnès du Rochier, âgée de dix-huit ans, très jolie, et fille unique d'un riche marchand de cette rue, se fit recluse à la paroisse de Sainte-Opportune, le 5 octobre 1403 [SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. III, p. 296, dans POUGENS]
S. m. Reclus marin, mollusque des mers du Nord. C'est, pour les uns, l'ascidie rustique (acéphales nus), pour d'autres, l'ascidie domuncule ou ascidie maisonnette.

REMARQUE

  • Voltaire a dit au féminin reclues, suivant en cela la conjugaison de conclure : Aussitôt de nos trois reclues Chaque membre se raccourcit, Dimanche.