recogner

RECOGNER

(re-ko-gné) v. a.
Cogner de nouveau. Cet enfant vient de se recogner la tête.
Fig. Renfoncer, faire rentrer.
Il n'y a plus aucune plaie [à la jambe].... mais l'endroit était demeuré si dur, et tant de sérosités y avaient été recognées par les eaux froides.... [SÉV., 13 juin 1685]
" Les ennemis sont battus, et tout est à nous : " Villars à l'instant recogne ses larmes et court avec Magnac à l'infanterie [SAINT-SIMON, 111, 198]
Repousser. Nos troupes recognèrent l'ennemi. En ce sens, il a vieilli.
Populairement. Repousser durement, battre. Ces insolents se firent recogner.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et se l'une des lances est plus grant de l'autre, le seigneur les deit faire recoigner d'un point, et deit les deus champions faire bien garder à l'aler ou champ [, Ass. de J. I, 167]
  • XVe s.
    [à la bataille d'Azincourt] Les Anglois furent fort recognés d'abord [P. DE FENIN, p. 460, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Le peuple voit arriver des Adrets à sa ville, prend courage à sa veue, recongne Gondrin dans son logis comme il pensoit gagner l'une des portes..... [D'AUB., Hist. I, 145]
    Les Anglois firent une grande sortie, de laquelle estans recongnés dans la ville.... [ID., ib. I, 199]

ÉTYMOLOGIE

  • Re..., et cogner.