redondance ou rédondance

REDONDANCE ou RÉDONDANCE

(re ou ré-dondan-s ; l'Académie admet les deux orthographes et les deux prononciations ; mais la première est beaucoup plus usitée) s. f.
Excès dans l'abondance ou les ornements du style.
Ce serait un pléonasme, une redondance oiseuse dans une étrangère qui raconterait les amours de Phèdre ; mais c'est Phèdre amoureuse et honteuse de sa passion [VOLT., Dict. phil. Amplification.]
Cheville ! redondance inutile [J. J. ROUSS., Ém. II]
En bonne part.
L'homme né de la femme [dans Job] .... cette circonstance, né de la femme, est une rédondance merveilleuse [CHATEAUBR., Génie, II, VI, 2]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Tant estoit grande la lueur.... Et puis faisoit sa redondance Jusqu'au saint corps par habondance [, Hist. des trois Maries, ms. p. 291, dans LACURNE]
  • XVe s.
    Quelquesfois par obstruction et redondance, ou quelque trop grande inflammation, tel esprit ne peut.... [PARÉ, Introd. 10]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. redundantia, de redundans, redondant.