relaisser

RELAISSER (SE)

(re-lê-sé) v. réfl.
S'arrêter, prendre séjour.
M. de Cambrai partit pour son diocèse : il tomba malade, se relaissa chez Malezieux, son ami et domestique [SAINT-SIMON, 45, 19]
Une pie s'étant relaissée un jour dans un arbre, on ne pouvait l'en faire sortir à coups de pierre et de bâtons [ID., 52, 114]
Terme de chasse. Se dit d'une bête qui, après avoir été longtemps courue, s'arrête de lassitude. Fig.
C'est une des belles chasses qu'il est possible de voir, que celle que nous faisons après M. de Bellièvre et M. de Mirepoix ; ils courent, ils se relaissent, ils se forlongent, ils rusent ; mais nous sommes toujours sur la voie [SÉV., 12 juill. 1675]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Seignur, fait il, j'apel : car mestier en est grant ; Car cist curuz me vait mult durement grevant. Sire, fait cil de Lundres, de tant me relaissiez [, Th. le mart. 41]
  • XIIIe s.
    Et tout ausinc come li autre Grieu [Grecs] avoient guerpie l'autre cité, ensi avoient il ceste relessiée [VILLEH., CLXV]
    Quant raison m'ot [entend], si s'en retorne ; Si me relest pensant et morne [, la Rose, 7268]
    Que se l'apeleor se voleit relaissier de son appel et desdire sei à court.... [, Ass. de Jérus. I, 156]
  • XVIe s.
    [Il] l'avisa comme il se relaissoit dans un hallier [D'AUB., Hist. II, 182]
    Cela apprit aux soldas refformez qui s'estoient relaissez dans les regiments catholiques, que les leurs tenoient la campagne [ID., ib. III, 10]