relevailles

relevailles

n.f. pl.
Anc. Bénédiction religieuse que l'on donnait à une femme après son accouchement.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

RELEVAILLES

(re-le-vâ-ll', ll mouillées, et non re-le-vâ-ye) s. f. pl.
Cérémonie qui se fait à l'église, lorsqu'une accouchée y revient pour la première fois et se fait bénir par le prêtre.
Figurez-vous qu'on m'avait ordonné une grande pièce de théâtre pour les relevailles de Mme la Dauphine, que j'en étais au quatrième acte quand Mme la Dauphine mourut.... [VOLT., Lett. Cideville, 19 août 1746]
À la cérémonie des relevailles, on chantait le psaume Nisi Dominus [CHATEAUBR., Génie, IV, I, 3]
Petit repas qui se fait au retour de l'église, à cette occasion.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    [Le duc d'Anjou] eut volonté de retourner arriere vers Toulouse et de voir sa femme qui estoit relevée d'un beau fils ; et vouloit à ses relevailles à Toulouse tenir et faire une grande feste [FROISS., II, II, 12]

ÉTYMOLOGIE

  • Relever. On trouve aussi relevée au sens de relevailles, et le simple levailles :
    Les commeres viennent, et se font les levailles belles et grandes, [, Les quinze joyes de mar. p. 78]
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

relevailles

RELEVAILLES. n. f. pl. Cérémonie qui se fait à l'église, lorsqu'une femme y va la première fois après ses couches pour se faire bénir par un prêtre. Elle est allée faire ses relevailles.

Il se dit, dans le langage courant, de l'Action pour une femme de se lever pour la première fois après ses couches, de se rétablir de ses couches. Le jour de ses relevailles.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

relevâilles


RELEVâILLES, s. fém. plur. RELEVÉE, s. f. RELèVEMENT, s. m. [Relevâ-glie, vée, lèveman: 1re et 2ee m. aux 2 1ers 3e lon. au 1er, é fer. au 2d, è muet au 3e, dont la 2e e muet.] Le premier se dit de la cérémonie qui se fait lorsqu'une femme va pour la première fois à l'Église aprês ses couches. = Le second ne se dit qu'au Palais. Le tems de l'aprês-dinée. "À~ deux heures de relevée. = Le 3e c'est l'action de relever; mais il a un emploi fort borné. On dit, le relèvement d'un mur, d'un vaisseau qui a échoué. "L'avant de ce vaisseau n'a pas assez de relèvement: il n'est pas assez relevé. = Trév. dit aussi relèvement de couche; mais celui-ci n'est pas du bel usage. L'Acad. ne le met pas. = * En certaines Provinces, on dit relèvement pour soulèvement. "Ce fut un relèvement général. Ce mot, en ce sens, est un barbarisme.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788