remener

REMENER

(re-me-né) v. a.Il se conjugue comme mener.
Mener de nouveau, une seconde fois.
Le renouvellement de l'année me donna occasion d'écrire à M. de Malesieu ; je ne l'avais pas vu depuis mon affaire échouée, la duchesse n'ayant plus voulu me remener à Sceaux [STAAL, Mém. t. I, p. 190]
Il mena son cheval à la dernière foire, et il le remènera à la prochaine [LEGOARANT, ]
Mener, conduire une personne, un animal au lieu d'où on l'avait amené. Remenez ces bêtes à l'étable.
Qu'on le remène, Araspe, et redoublez sa garde [CORN., Nicom. IV, 4]
Remenez-moi chez nous [MOL., le Dép. IV, 3]
J'espérais qu'elle [Mme de Chaulnes] me remènerait [de Bretagne à Paris] comme elle m'avait amenée en Bretagne [SÉV., 5 fév. 1690]
Remène-moi, barbare, aux lieux où tu m'as prise [TH. CORN., Ariane, III, 4]
Il descend du palais, et, trouvant au bas du grand degré un carrosse qu'il prend pour le sien, il se met dedans : le cocher touche et croit remener son maître dans sa maison [LA BRUY., XI]
En parlant des choses, les transporter là où elles étaient auparavant. Il a été obligé de remener à son magasin les marchandises qu'il avait apportées à la foire.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Si i alad, et remenad ses serfs [, Rois, p. 232]
  • XIIIe s.
    Et pour la grant repentance que il veoit que le chevalier avoit de la folie que il avoit faite, me pria si acertes que je le remenasse en mon hostel.... [JOINV., 276]
  • XVe s.
    Moult de grands seigneurs.... lui accorderent confort et aide et alliance pour la remener [Isabelle] en Angleterre [FROISS., I, I, 8]
    Sire, dist monseigneur Gauvain, nous vous avons admenée ceste dame pour veoir ; nous la remerrons, s'il vous plaist [, Lancelot du lac, t. I, f° 44, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Philopoemen, voulant remener à sauveté ces jeunes hommes qu'il avoit amenez quand et luy, commencea à se retirer [AMYOT, Philop. 32]
    Ilz ne voulurent pas seulement ouïr parler d'appointement, que premierement il n'eust remené son armée delà la mer en son royaume d'Epire [ID., Pyrrh. 45]
    Ilz les tournerent en fuitte, et les remenerent batans jusques dedans leur fort [ID., Lucul. 28]

ÉTYMOLOGIE

  • Re..., et mener ; provenç. et catal. ramenar ; ital. rimenare.

remener

REMENER. v. tr. Mener, conduire de nouveau, une seconde fois. Il remena son cheval au marché pour essayer de le vendre.

Il signifie aussi Mener, conduire une personne, un animal au lieu où il était auparavant. Remenez cet enfant chez son père. On dit plutôt Ramener.

remener

Remener, ou Ramener, Reducere, voyez Mener.

Ramener par eauë, à cheval, ou par charroy, Reuehere.

remener


REMENER, v. act. [1re et 2ee muet, la 2de se change en è moy. "Il remène, remènera, etc.] Conduire au lieu où l'on était auparavant. "Remenez cet enfant à son père; ce cheval à son maître; ces bêtes à l'étable.