rencogner

(Mot repris de rencognaient)

rencogner

v.t.
Fam., vx Pousser, serrer dans un coin : Rencogner qqn dans l'angle d'une pièce acculer, coincer

se rencogner

v.pr.
Se blottir dans un coin : Elle se rencogna dans son fauteuil.

RENCOGNER

(ran-ko-gné) v. a.
Terme familier. Pousser, serrer quelqu'un dans un coin.
Je fus surpris de voir venir à moi, au sortir du cabinet du roi, Madame la Dauphine avec qui je n'avais aucune privance, m'environner et me rencogner en riant avec cinq ou six dames de sa cour plus familières [SAINT-SIMON, 301, 160]
Bosquiat s'approchait de Turbilly, et le rencognait bientôt dans la croisée la plus voisine de la porte [L'ABBÉ MORELLET, Mém. t. I, p. 76, dans POUGENS]
Fig. Rencogner ses larmes, faire effort pour ne pas pleurer.
Jusqu'à ce que Mme la duchesse d'Orléans ayant repris ses esprits et surmonté son embarras et son dépit, elle fit effort pour rencogner ses larmes [SAINT-SIMON, t. VIII, p. 295, édit. CHÉRUEL.]
Se rencogner, v. réfl. S'enfermer.
Puis Euphémon, d'un air tout réchigné, Dans son logis soudain s'est rencogné [VOLT., Enf. prod. I, 5]
Le chevalier se rencogne je ne sais où [CARACCIOLI, Lett. récréat. et mor. t. II, p. 43, dans POUGENS]

ÉTYMOLOGIE

  • Re..., en, et cogner ; Berry, rencouiner.

rencogner

RENCOGNER. v. tr. Pousser, serrer quelqu'un dans un coin. Je l'ai rencogné dans une embrasure, dans une croisée, pour lui dire ce que j'avais sur le coeur. Il est familier.

SE RENCOGNER signifie Se retirer dans un coin, se renfermer chez soi.