renommé, ée

RENOMMÉ, ÉE

(re-no-mé, mée) part. passé de renommer
Nommé une seconde fois. Renommé aux dernières élections.
Qui a du renom.
Et ce pouvoir si grand dont il [Neptune] est renommé, N'est connu que par les naufrages Dont il a garanti ceux qui l'ont réclamé [MALH., VI, 16]
Ce serait une contestation bien inégale, que des paroles d'un pauvre gentilhomme comme je suis, avec les effets d'un prince tel que vous êtes, renommé par la voix générale de tout le monde [ID., Lettres, I, 4]
Ce Grec si renommé, qui, depuis tant d'années, Au pied de l'Aventin prédit nos destinées [CORN., Hor. I, 3]
Rappelez en votre mémoire ces guerres si renommées dont il fut le directeur et le ministre [FLÉCH., le Tellier.]
Les habitudes que M. le Tellier avait eues avec les plus renommés politiques, avaient formé en lui cette étendue de lumières d'un ministre d'État [ID., ib.]
Ô mont de Sinaï, conserve la mémoire De ce jour à jamais auguste et renommé [RAC., Athal. I, 4]
On dit renommé pour.
Ces peuples, renommés pour leurs observations astronomiques, ont compté Abraham comme un de leurs plus savants observateurs [BOSSUET, Hist. II, 2]
Tyr, la ville du monde la plus renommée pour le commerce [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. I, p. 233. dans POUGENS]
Ce pays [l'Inde], plus renommé autrefois pour sa religion, ses sciences et ses lois, que pour les richesses qui ont fait de nos jours l'unique objet de nos voyages [VOLT., Louis XV, 29]
On dit aussi renommé par ; en ce sens, par indiquant la cause du renom. Cette ville est renommée par ses fabriques de tapis.
Un homme renommé par sa sainteté [, Dict. de l'Académie]
Mais, en cet emploi, par est moins bon que pour.