renter

(Mot repris de renterez)

RENTER1

(ran-té) v. a.
Assigner un revenu à. Renter des hôpitaux, une communauté.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Tant qu'il fu jeunes homes, c'est bien la veritez, Pouvres chevaliers fu et pourement rentez [, Guesclin. V. 27]
    Rices bourgois emparentés Qui em boinne ville ies rentés, Soies preudons de bonne vie [J. DE CONDET, p. 182]
  • XVe s.
    Et pour la cause de la grand victoire et belle que il ot sur les ennemis de Dieu, il fit là faire et ediffier une abbaye qui est de noirs moines, et les renta bien en Castille [FROISS., II, III, 31]
  • XVIe s.
    Qui sait mestier, il est renté [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Rente.

RENTER2

(ran-té) v. a.
Synonyme de rempiéter, c'est-à-dire remettre un pied à un vieux bas dont on garde la jambe. Renter des bas.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Car soudain Atropos jette Les fils de ses sœurs cassez Dans la bouche devorante Du Temps qui d'autres les rante [LOYS LE CARON, Poésies, f° 50, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Re..., et enter.

renter

RENTER. v. tr. Donner, assigner certain revenu à un hôpital, à un collège, à une communauté, pour une fondation que l'on fait. Ce n'est pas tout de bâtir des hôpitaux, des collèges, il faut les renter.

Le participe passé RENTÉ s'emploie adjectivement et signifie Qui a des rentes, du revenu. Cette communauté était bien tentée. Il y avait des moines tentés et des moines mendiants. Il faudrait être bien renté pour faire cette dépense.

Fam., Cet homme est bien renté, Il est riche.

renter

Renter un homme, id est, luy donner des rentes.

Homme bien renté, Homo egregie praediatus, B.

renter

Renter, par syncope de Réenter, c'est enter derechef, aidez vous de enter, en Ente.