rentraire

rentraire

v.t. rentrayer.

RENTRAIRE

(ren-trê-r') v. a.Il se conjugue comme traire.
Coudre, rejoindre deux morceaux d'étoffes, de sorte que la couture ne paraisse pas. Votre manteau est déchiré, faites-le rentraire. Absolument. Ce tailleur sait bien rentraire. Fig.
Vous connaissez les faibles mortels, ils se traînent à pas lents ; quatre vers le matin, six le soir, dix ou douze le lendemain, toujours rentrayant, toujours rapetassant, et ayant bien de la peine pour peu de chose [VOLT., Lett. éd. Grafigny, 404]
Terme de tapisserie. Recoudre les relais d'une tapisserie de haute ou de basse lisse.

REMARQUE

  • Les couturières disent d'ordinaire rentrer (à part les pièces de couleur qui sont rentrées avec un goût admirable... Moniteur univ. 4 avr. 1868, p. 479, 4e col.) ; c'est une confusion : il faut dire rentraire.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Rentraire [NICOD, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Re..., en, et traire, dans le sens de tirer.

rentraire

RENTRAIRE. (Il se conjugue comme TRAIRE.) v. tr. Coudre, rejoindre deux morceaux de drap, ou de quelque autre étoffe, qui ont été déchirés, coupés; Joindre bord contre bord deux morceaux qui n'étaient pas joints, en sorte que la couture ne paraisse point. Rentraire de la tapisserie pour en faire un tapis.

Le participe passé s'emploie substantivement. Un rentrait.

rentraire

Rentraire, Suturam in vnguem committere, Bud.

rentraire


RENTRAIRE, v. act. RENTRAITûRE, s. fém. [Rantrère, trètûre. 1re lon. 2e è moy.] Ils se disent et de deux morceaux d'étofe déchirés ou coupés que l'on rejoint: et de deux morceaux, qui n'ont point été joints, et que l'on cout bord contre bord. "Cela est si bien rentrait que la rentraitûre ne parait point. = Le verbe ne s'emploie qu'au présent et au futur de l'indicatif, et dans les tems composés. "Je rentrais, je rentrairai, je rentrairais; j'ai, j' avais, j'aurais rentrait, etc. L. T. L'Acad. dit seulement qu'il se conjugue comme Traire.