repaire

repaire

n.m.
1. Lieu de refuge d'une bête sauvage : Le repaire d'un loup antre [litt.], tanière
2. Endroit qui sert de refuge à des malfaiteurs : La police assiège les terroristes dans leur repaire.
Remarque: Ne pas confondre avec repère.

repaire

(ʀəpɛʀ)
nom masculin
1. lieu qui sert d'abri à des personnes dangereuses le repaire des pirates
2. lieu qui sert de refuge aux animaux sauvages Cette forêt sert de repaire aux serpents et aux sangliers.

REPAIRE1

(re-pê-r') s. m.
Lieu où l'on se retire, sens propre qui n'a plus guère d'emploi.
En vain les gardes font la ronde ; J'ai bon repaire et trois fusils [BÉRANG., Jeanne la Rousse.]
Particulièrement. Lieu où se retirent les brigands, les voleurs, les gens malfaisants.
La cavalerie eut ordre de saccager ce repaire de traîtres, et de les faire passer au fil de l'épée [VAUGEL., Q. C. VII, 5]
Les flibustiers français, dont le repaire était tantôt dans les rochers de Saint-Domingue, tantôt à la Tortue, arment dix bateaux, et vont au nombre d'environ douze cents hommes attaquer Vera-Cruz [VOLT., Mœurs, 152]
Timoléon l'invita à détruire toutes ces citadelles qui servaient de repaires aux tyrans [BARTHÉL., Anach. ch. 63]
Par extension, lieu où se retirent les bêtes féroces, malfaisantes.
Sion, repaire affreux de reptiles impurs, Voit de son temple saint les pierres dispersées [RAC., Esth. I, 1]
Les palais des rois sont devenus le repaire des bêtes fauves [VOLNEY, Ruines, II]
On dit aussi : un repaire de hiboux, d'orfraies.

REMARQUE

  • L'Académie dit qu'en termes de chasse repaire signifie fiente des loups, des lièvres, etc. ; mais, évidemment, ce n'est pas sous cette rubrique que repaire en ce sens doit être rangé ; il appartient à REPAIRE 2, ou, mieux, REPÈRE, ; car cette fiente n'est ainsi nommée que parce qu'elle fait trouver les bêtes.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Quant cascuns ert [sera] à sun millor repaire [, Ch. de Rol. IV]
    Se vos volez, li repaires le [retour] ert [sera] grefs [difficile] [, ib. CXCVI]
  • XIIe s.
    Dites [à] chascun baron qu'il aille en son repaire [chez soi] [, Sax. XXX]
  • XIIIe s.
    Et se departirent atant, et ala cescuns à son repaire, car li nuis aproçoit [, Chr. de Rains, p. 65]
    Li rois [Louis IX] a mis en un repaire, Mais ne sai pas bien por quoi faire, Trois cens aveugles route à route [RUTEB., 163]
  • XIVe s.
    Comme ledit Jehan et icelle Juste eussent loué une certaine chambre secrete où ils avoient leur repaire, quant bon leur sembloit [DU CANGE, assembleia.]
  • XVe s.
    Et quant ledit frere Thomas estoit, comme dit est, à son logis, il se tenoit en une chambre moult solitairement, sans vouloir souffrir que nulle personne eust repaire avecque lui [MONSTRELET, II, 53]
  • XVIe s.
    J'ay pris plaisir d'ouïr les phantaisies De ceux qui sont en ce mortel repaire [ici-bas] [MAROT, I, 295]
    Toutes les choses des croisés sont en protection de sainte Eglise, et demeurent entieres et paisibles jusques à leur repaire [retour], ou qu'on soit certain de leur mort [LOYSEL, 731]
    Il observera les bestes, leurs repaires et gestes, lits, chambres, reposées, bauges et tanieres [O. DE SERRES, 993]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. repaire ; de l'anc. verbe repairer, repairier, provenç. repairar, retourner dans la patrie ; du lat. repatriare, de re, et patria, patrie (voy. RAPATRIER).

REPAIRE2

(re-pê-r') s. m.
Voy. REPÈRE. Ter me de chasse. Crottes laissées par les lièvres, les lapins ; ainsi dites parce qu'elles servent à retrouver la bête. Un repaire de lapin, de lièvre.

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. REPÈRE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. REPAIRE. Ajoutez : - REM. En langage cynégétique exact, on nomme fumées la fiente du cerf, du daim et autres de même espèce ; repaire, la fiente du lièvre et du lapin ; laisse, la fiente du sanglier ; laissées, la fiente du loup, du renard, du blaireau ; épreinte, la fiente de la loutre ; moquettes, la fiente du chevreuil.

repaire

REPAIRE. n. m. Lieu où se réunissent et se cachent bandits, malfaiteurs, voleurs, etc. Cette auberge est un repaire de brigands.

Par extension, il désigne un Lieu qui sert de retraite aux bêtes sauvages. Un repaire de lions, de tigres, d'ours, de serpents. On dit aussi : Un repaire de hiboux, d'orfraies.

REPAIRE désigne encore, en termes de Chasse, la Fiente des loups, des lièvres et de quelques autres animaux sauvages. Du repaire de loup, de lièvre, etc.

repaire

Repaire, c'est le logis ou lieu, où on se retire pour heberger, ainsi les faulconniers disent un faulcon de repaire, celuy qui apres avoir erré tout le jour, se rend ordinairement en un lieu qu'il a choisi, auquel lieu ils le prennent avec de l'appast.

repaire


REPAIRE, s. m. [Repère: 1re et dern. e muet; 2e è moy. et long] Au propre, retraite des bêtes féroces ou malfaisantes. "Repaire de tigres, d'ours, de serpens.
   Sion, repaire afreux de reptiles impurs,
   Voit de son Temple saint les pierres dispersées.
       Esther.
= Au figuré, on dit, repaire de brigands. TRÉV. Repaire de traitres. Vaug. "M. Palissot dit, repaire de brigandages et de crimes. Le terme n'est pas propre. On ne dirait point, en parlant des bêtes féroces, repaire de cruauté, de férocité. On ne doit donc point le dire au figuré.

Synonymes et Contraires

repaire

nom masculin repaire
Refuge des bêtes sauvages.
Traductions

repaire

hide-out, den, lair

repaire

tana

repaire

Lair

repaire

은신처

repaire

[ʀ(ə)pɛʀ] nmden