repenti, ie

REPENTI, IE

(re-pan-ti, tie) part. passé de repentir
Qui s'est repenti.
Toi qui promets à tous que ta bonté propice Se rendra pitoyable aux pécheurs repentis [RACAN, Psaume 89]
Peut-être qu'en son cœur, plus douce et repentie, Elle en dissimulait la meilleure partie [CORN., Rod. I, 7]
Substantivement.
Le maréchal de Villeroy aimait mieux les repenties que celles qui n'avaient pas fait de quoi se repentir [SAINT-SIMON, 130, 187]
Les Filles repenties, ou, simplement, les Repenties, nom donné à des monastères de femmes où des filles qui ont vécu dans le désordre se retirent ou sont renfermées pour faire pénitence.
Sa Majesté, qui fait renfermer sur le champ Serena dans la maison des Repenties, exile le comte de Lemos, et condamne Gil Blas à une prison perpétuelle [LESAGE, Gil Blas, IX, 7]
On lui dit [à Ninon] qu'on pourrait bien la mettre aux Filles repenties ; elle répondit que cela n'était pas juste, parce qu'elle n'était ni fille ni repentie [VOLT., Mél. litt. sur Mlle de l'Enclos.]

REMARQUE

  • L'Académie dit, à tort, qu'il n'est usité qu'au féminin et dans cette locution : fille repentie.