repic

(Mot repris de repics)

REPIC

(re-pik) s. m.
Terme de jeu de piquet. Il se dit lorsqu'un des joueurs compte quatre-vingt-dix, parce qu'il est arrivé à trente en main avant de jouer, et avant que son adversaire ait pu rien compter.
Après une suite traîtresse De pics, de repics, de capots [BÉRANG., Enf. de b. maison.]
Fig. et familièrement. Faire quelqu'un repic, le faire repic et capot, le réduire à ne pouvoir rien répondre, et aussi l'emporter, exceller sur lui.
Vous allez faire pic, repic et capot tout ce qu'il y a de galant dans Paris [MOL., Préc. 10]

ÉTYMOLOGIE

  • Re..., et pic 4.

repic

REPIC. n. m. T. du jeu de Piquet. Coup où l'un des joueurs faisant trente points avant de jouer aucune carte, et sans que son adversaire ait rien marqué, compte quatre-vingt- dix. Il a fait repic.

Être repic se dit de Celui contre qui on a fait repic. Vous êtes repic.

Fig. et fam., Faire quelqu'un pic, repic et capot, Le réduire à ne pouvoir répondre, à ne savoir que dire.

repic


REPIC, s. m. RÉPIT, s. m. [Le 1er a l'e muet à la 1re, le 2d a l'é fer. On prononce le c final dans le 1er; on ne prononce point le t dans le 2d.] Repic est un terme du jeu de Piquet. Il se dit lorsqu'avant de jouer aucune carte, l'un des joueurs compte jusqu'à trente, sans que celui, contre qui il joûe ait pu rien compter. Alors au lieu de compter trente, celui qui fait repic compte quatre vingt-dix. "Il a fait repic. Il m'a fait repic. "Vous avez fait un beau repic, deux repics de suite. = Fig. stile famil. Faire quelqu'un repic, remporter sur lui quelque avantage considérable. = Répit est un terme de Palais. Relâche, surséance. "Obtenir des lettres de répit. — Ailleurs on ne se sert de ce mot que dans le st. famil. "On m'a doné du répit. "Il ne lui donera pas un moment de répit. "Il n'en mourra pas: il a encôre du répit. = Ferrière, dans son Dict. du Droit civil, met à sa place Répit, et dans le cours de l'ouvrage Répi.