reposé, ée

REPOSÉ, ÉE

(re-pô-zé, zée) part. passé de reposer
Qui a cessé de travailler, d'agir. Un cheval frais et reposé.
Ce n'est point [dans la tragédie] la nature reposée, mais la nature en contraction et dans cet état de souffrance où la mettent les passions violentes, les grands dangers et l'excès du malheur [MARMONTEL, Œuv. t. VI, p. 257]
Qui s'est rassis, laissant tomber au fond les parties grossières. Un vin reposé.
Un teint reposé, un teint frais, tel qu'il est après une nuit de bon sommeil ; cela ne se dit guère qu'en parlant de femmes.
Vous avez le teint bien reposé [MARIV., Sec. Surpr. de l'Am. I, 1]
Tranquille, de sang-froid.
Une fort bonne petite contusion, qui lui fait [au jeune Grignan].... bien de l'honneur, par la manière toute froide et toute reposée dont il l'a reçue [SÉV., 17 nov. 1688]
À tête reposée, loc. adv. Mûrement, avec réflexion.
M. le duc d'Orléans devait avoir fait des choix à tête reposée, et n'avoir plus qu'à les déclarer [SAINT-SIMON, 421, 65]
Je ne serai content que quand vous l'aurez lu [Mahomet] à tête reposée [VOLT., Lett. en vers et en prose, 72]