repu, ue

REPU, UE

(re-pu, pue) part. passé de repaître
Qui a satisfait sa faim.
Eux repus, tout s'endort, les petits et la mère [LA FONT., Fabl. IV, 22]
Le lion, qui, dès qu'il est repu, ne fait de mal à personne [BUFF., Quadrup. t. III, p. 321]
Fig. Qui a satisfait sa convoitise d'argent ou de places.
Avant que de Paris la gourmande cohue Payât de ses dîners sa muse bien repue [RIVAROL, le Chou et le Navet, dans LA HARPE, Corresp. t. IV, p. 3]
Les rédacteurs sont gens connus ....incapables de feindre ou d'avoir d'autres vues que leur propre intérêt.... et croyant qu'eux repus, tout le monde a dîné [P. L. COUR., Gaz. du village, n° 4]
Substantivement.
Quand les repus du centre ont quitté leurs serviettes [BARTHÉLEMY, Némésis, dans LEGOARANT]