répugnance

(Mot repris de repugnance)

répugnance

n.f.
Vif sentiment de dégoût, de mépris : Elle éprouve de la répugnance pour les rats aversion, répulsion ; attirance

répugnance

(ʀepyɲɑ̃s)
nom féminin
profonde sensation de dégoût une odeur qui cause une forte répugnance

RÉPUGNANCE

(ré-pu-gnan-s') s. f.
Sorte d'aversion pour quelqu'un, pour quelque chose, pour faire quelque chose.
Je n'ai pour Aristie aucune répugnance [CORN., Sertor. I, 2]
Que j'ai de répugnance à cette lâcheté ! [ROTR., Vencesl. I, 2]
Il est certain que les Romains, quoiqu'ils aient condamné Jésus-Christ, ne lui ont jamais reproché aucun crime particulier ; aussi Pilate le condamna-t-il avec répugnance [BOSSUET, Hist. II, 12]
Les princes alliés eurent d'abord quelque répugnance à mettre Polydamas dans la royauté [FÉN., Tél. XX]
L'élévation a ses assujettissements et ses inquiétudes ; ....la piété elle-même, ses répugnances et ses dégoûts [MASS., Avent, Afflict.]
Ces résolutions qui vous retrouvent toujours infidèle.... ces devoirs auxquels votre cœur offre toujours la même répugnance [ID., Carême, Prière.]
Il m'a paru par les expériences que j'ai faites sur le mélange du chien avec le loup et avec le renard, que la répugnance à l'accouplement venait du loup et du renard plutôt que du chien, c'est-à-dire de l'animal sauvage et non pas de l'animal domestique [BUFF., Quadrup. t. VII, p. 248]
Il [l'ouvrage de Montlosier] remua fortement les esprits par les répugnances qu'il soulevait [AUG. THIERRY, Consid. sur l'hist. de France, IV]
Je ne puis approuver votre répugnance pour ce genre de gouvernement qu'on a nommé représentatif, et que j'appelle, moi, récréatif... [P. L. COUR., Pièce diplomatique]
Contradiction logique, impossibilité.
Ce que vous dites touchant le progrès à l'infini, à savoir qu'il n'y a point de répugnance qu'il y ait un tel progrès.... [DESC., Rép. aux 5es object. 37]
Ne devez-vous pas rougir d'appuyer une passion qui n'est qu'erreur, que faiblesses et qu'emportement, et dont tous les désordres ont tant de répugnance avec la gloire de notre sexe ? [MOL., Princ. d'Él. II, 1]
Montaigne est incomparable.... pour convaincre si bien la raison de son peu de lumière et de ses égarements, qu'il est difficile, quand on fait un bon usage de ses principes, d'être tenté de trouver des répugnances dans les mystères [PASC., Entret. avec M. de Saci.]
Vous y verriez une répugnance et une contradiction si grossière, que vous auriez peine à me croire [ID., Prov. I]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Le clerc respont que, sans aucune repugnance [contradiction], une mesme personne peut exercer la jurisdicion espirituelle et temporelle aussi [, le Songe du Vergier, II, 50]
  • XVIe s.
    Et voyant que la raison fait repugnance à leur nature impetueuse, ils s'appuyent sur la force [LANOUE, 82]
    Ils viennent à la fin à les porter au col [les serpents], combien que ce soit chose à quoy nature mesme fait quelque repugnance [ID., 137]
    On pourroit penser qu'entre saint Augustin et nous il y eust quelque repugnance [divergence] [CALV., Instit. 467]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. et espag. repugnancia ; ital. repugnanza ; du lat. repugnantia, de repugnare, répugner.

répugnance

RÉPUGNANCE. n. f. Opposition naturelle, éloignement, répulsion pour quelqu'un, pour quelque chose. J'ai une grande répugnance à prendre ce parti. J'ai grande répugnance à cela. Pour moi je n'y ai point de répugnance. Il y a consenti avec répugnance, sans répugnance. Il a de la répugnance au mariage, pour le mariage. Inspirer de la répugnance, un sentiment de répugnance. Je ne saurais surmonter la répugnance que j'ai pour lui. Il faut, dans certains cas, savoir vaincre ses répugnances.

repugnance

Repugnance et contrarieté, Repugnantia, Aduersitas.

répugnance


RÉPUGNANCE, s. f. *RÉPUGNANT, ANTE, adj. RÉPUGNER, v. n. [1re é fer. mouillez le g. On voit dans plusieurs livres repugnance, repugner, sans accent sur l' e: cette ortographe est contraire à l'usage et à l'analogie.] Répugnance est une sorte d'aversion pour quelque chôse, à faire quelque chôse. Répugner, avoir de la répugnance. "J'ai grande répugnance à cela; cela me répugne, répugne au sens comun: la raison, mon goût y répugne. "Autant l'esclavage me répugne, autant la liberté m'effraie. Marm. = Il se dit quelquefois des persones comme sujet: la mère répugnait à ce mariage: on eut beaucoup de peine à vaincre ses répugnances. * Mais il n'est point actif; il n'a pas le régime simple. Dire, je répugne la manne, le séné, c'est un gasconisme.
   REM. Répugnance régit à et l'infinitif. "L'éducation qu'il (M. Ozanam) avoit eûe, lui donnoit beaucoup de répugnance à recevoir le prix de ses leçons. Fonten. "Il avoit senti le danger de la voir, par la répugnance qu'il avoit à la fuir. Marm.
   RÉPUGNANT, qui répugne, qui est contraire à. "Ce n'est que la consécration qu'on croyoit répugnante à la tristesse du jeûne. Boss. "Proposition répugnante à la Foi, à la raison. Trév. Une forme plus authentique, peut-être plus répugnante à son coeur, lui étoit prescrite par les Lois. Target. L'Ac. ne met point cet adj. verb.

Synonymes et Contraires

répugnance

Traductions

répugnance

בחילה (נ), בחל (ז), גועל (ז), געילה (נ), הגעלה (נ), השנאה (נ), מיאוס (ז), סלידה (נ), קיצה (נ), רתיעה (נ), שאט נפש (ז), גֹּעַל, מֵאוּס, הַגְעָלָה

répugnance

odpor

répugnance

relutância

répugnance

[ʀepyɲɑ̃s] nfrepugnance, loathing
avoir de la répugnance à faire qch → to be loath to do sth
éprouver de la répugnance à faire qch → to feel loath to do sth