reste

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reste

n.m.
1. Ce qui reste d'un ensemble dont on a retranché une ou plusieurs parties : Le reste de son salaire est mis de côté pour les vacances excédent, surplus
2. Ce qui reste ou resterait à dire, à faire : Vous paierez le reste à la livraison complément, solde restant, reliquat
3. En mathématiques, résultat d'une soustraction ; dans une division, différence entre le dividende et le produit du diviseur par le quotient.
Au reste ou du reste,
au surplus ; d'ailleurs : Elle est très serviable, comme mes autres collègues, du reste.
Demeurer ou être en reste avec qqn,
être son débiteur, lui être redevable d'une somme.
De reste,
plus qu'il ne faut : Avoir du temps, de l'argent de reste.
Ne pas demander son reste,
se retirer promptement de crainte d'avoir à subir d'autres désagréments.
Un reste de,
ce qui persiste, subsiste : Un reste de lumière au couchant. Un reste de tendresse.

restes

n.m. pl.
1. Ce qui n'a pas été consommé au cours d'un repas : Je garde les restes pour faire un ragoût.
2. Cadavre, ossements, cendres d'un être humain.
Avoir de beaux restes,
Fam. conserver des signes de sa beauté, de sa séduction d'autrefois.

RESTE

(rè-st') s. m.
Ce qui demeure d'un tout, d'une quantité quelconque. Le reste de la journée. Je finirai ce soir le reste de ma tâche. Les restes d'un festin.
Ils mangeront, et il y en aura de reste [SACI, Bible, Rois, IV, IV, 43]
Je serais bien fâchée, ma chère enfant, d'être capable de faire ce que je fais pour avoir de l'argent de reste, je craindrais l'avarice qui est ma bête [SÉV., 567]
Le comble s'est abattu sur les murailles, et les murailles sur le fondement ; mais, qu'on remue ces ruines, on trouvera, dans les restes de ce bâtiment renversé, et les traces des fondations, et l'idée du premier dessin, et la marque de l'architecte [BOSSUET, la Vallière]
Je suis très sensible à tout ce qui se passe : c'est de quoi passer un reste de vie bien triste [MAINTENON, Lett. à Mme de Caylus, 25 mars 1718]
J'adorerais un dieu sans force et sans vertu, Reste d'un tronc par les vents abattu ! [RAC., Esth. II, 9]
Tandis que dans son sein votre bras enfoncé Cherche un reste de sang que l'âge avait glacé [ID., Andr. IV, 5]
Les îles Canaries pourraient bien être des restes de l'Atlantide [VOLT., Dict. philosoph. Chang. globe.]
Plus de la moitié de ma vie est écoulée ; je n'ai plus que le temps qu'il faut pour en mettre à profit le reste, et pour effacer mes erreurs par mes vertus [J. J. ROUSS., Ém. IV]
Il veut que par ses mains soient offerts à la reine Les restes somptueux de la grandeur troyenne [DELILLE, Énéide, I]
Fig.
Ses deux enfants [de Mme de la Fayette] sont hors de Paris.... tous ses restes d'amis à Fontainebleau [SÉV., 9 juin 1680]
Laisser de reste, laisser disponible.
Le temps que la fièvre me laisse de reste est si court [BALZ., liv. I, lett. 4]
Devoir du reste, demeurer redevable.
Et quand vous m'auriez donné une fois la vie et avec elle tous les biens du monde, vous me devrez toujours beaucoup de reste, tant que vous ne m'aimerez pas [VOIT., Lett. 30]
Voilà justement où je vous en demande une preuve [de votre amitié] ; voilà sur quoi je vous devrai du reste, si vous voulez bien, pour l'amour de moi, avoir beaucoup soin de vous [SÉV., à Mme de Grignan, 9 août 1671]
Il donne un sou à un pauvre, et demande son reste, se dit d'un avare. Fig. Il ne demande pas son reste, il s'en va sans demander son reste, il se retire promptement, sans mot dire, après avoir reçu ou craignant de recevoir quelque mauvais compliment ou traitement.
Dès que j'eus la clef des champs, je ne demandai pas mon reste [LESAGE, Guzm. d'Alf. III, 1]
On dit dans le même sens : il n'a pas attendu son reste. Être en reste, devoir encore quelque chose sur une somme.
Il [le roi de Prusse] m'a fait payer il y a un mois ma pension de 1758 ; vous voyez qu'il n'est en reste avec personne [D'ALEMB., Lett. à Voltaire, 24 févr. 1759]
Fig.
La fille d'un maréchal de Domfront ne doit pas demeurer en reste de sottises [LESAGE, Turcaret, V, 9]
Je lui jetai les bras au cou et l'accablai de remercîments ; de son côté, il ne demeura point en reste de politesse avec moi [ID., Guzm. d'Alf. IV, 1]
Il y a de la justice dans le monde ; et, pour peu que vous soyez poli, vous trouvez à coup sûr des gens fort polis qui ne sont pas en reste avec vous [VOLT., Mél. litt. Honnêt. litt. 14]
Voici le reste de notre écu, de nos écus, se dit familièrement quand on voit venir dans une compagnie quelqu'un d'importun.
Mme Jourdain, apercevant Dorante et Dorimène : Voici justement le reste de notre écu ! je ne vois que chagrin de tous côtés [MOL., Bourg. gent. V, 1]
Absolument. Au plur. Ce qui reste d'un repas. Manger les restes.
Terme d'arithmétique. Résultat d'une soustraction, dit aussi excès ou différence. Il se dit aussi dans la division, quand on retranche les produits du diviseur par chaque chiffre du quotient, des dividendes partiels ou du dividende total. En 38 combien de fois 7 ? 5 fois, avec 3 pour reste.
Terme de marine. Lieu du reste, lieu de la dernière décharge des marchandises lorsque le voyage est fini.
Fig. Il se dit des choses que l'on compare à une quantité.
S'il est arrivé que la république soit demeurée ferme sous telles puissances faibles, elle était peut-être obligée de son repos aux bons et solides fondements qui avaient été posés de longue main ; ce n'était pas tant un fruit du gouvernement présent que les restes de l'heureuse conduite du passé [BALZ., De la cour, 5e disc.]
Le sanglier, rappelant les restes de sa vie, Vient à lui [archer], le découd, meurt vengé sur son corps [LA FONT., Fabl. VIII, 27]
Ce saint [Augustin] avait une si grande capacité d'aimer, qu'après avoir aimé Dieu de tout son cœur, il trouvait encore des restes pour aimer Paulin [SÉV., 22 juin 1690]
Tout devint pauvre dans sa maison et dans sa personne ; elle voyait disparaître avec une sensible joie les restes des pompes du monde [BOSSUET, Anne de Gonz.]
Que je méprise ces philosophes qui, mesurant les conseils de Dieu à leur pensée, ne le font auteur que d'un certain ordre général, d'où le reste se développe comme il peut ! [ID., Mar.-Thér.]
Il fallait un homme qui.... sût se conserver de la créance dans tous les partis, et ménager les restes de l'autorité [ID., le Tellier.]
Le croirai-je, seigneur, qu'un reste de tendresse Vous fasse ici chercher une triste princesse ? [RAC., Andr. II, 2]
Je tremble qu'Athalie.... N'achève enfin sur vous ses vengeances funestes, Et d'un respect forcé ne dépouille les restes [ID., Athal. I, 1]
Et n'êtes-vous pas trop heureux que le Seigneur, toujours bon et miséricordieux, veuille bien accepter les restes languissants de vos passions et de votre vie ? [MASS., Carême, Mot. de conv.]
Il s'était formé une secte d'hommes austères et rigides, qui voyait avec indignation dans l'église d'Angleterre un reste de la hiérarchie et des cérémonies de la religion romaine que la reine Élisabeth y avait conservées [CONDIL., Étud. hist. II, 5]
Et tu veux qu'éveillant encore Des feux sous la cendre couverts, Mon reste d'âme s'évapore En accents perdus dans les airs ? [LAMART., Médit. X]
Il se dit de ce qu'une personne conserve de sa première apparence.
On veut ménager des restes de beauté ; cette économie ruine plutôt qu'elle n'enrichit [SÉV., 320]
C'était une dame d'environ trois cents années ; mais elle avait encore de beaux restes ; et on voyait bien que vers les deux cent trente à quarante elle avait été charmante [VOLT., Princ. de Babyl. 4]
Une femme d'environ quarante ans, qui avait encore des restes de beauté, sans avoir jamais eu d'agréments [DUCLOS, Œuv. t. VIII, p. 109]
Mme Roger : J'étais tout de même en ma jeunesse. - Lisette : Mais vous en avez encore de beaux restes [GENLIS, Théât. d'éduc. l'Intrigante, I, 1]
Ce n'est plus qu'un reste, un beau reste, se dit d'un homme ou d'une femme qui a eu de la beauté, mais qui a vieilli. Des restes d'hommes, des hommes vieillis ou mutilés.
Et vous.... pauvres honteux, malades, impotents, estropiés, restes d'hommes, pour parler avec saint Grégoire de Naziance [BOSSUET, Mar.-Thér.]
Mais que vois-je ? où vont-ils ces fils de la victoire, Ces guerriers mutilés, chargés d'ans et de gloire, Restes d'hommes, jadis l'effroi de nos rivaux ? [GILB., le Jubilé.]
Un reste de lui-même, se dit d'une personne qui a perdu ce qu'elle avait de bien au physique ou au moral.
Qu'est-ce que l'homme ? ... est-ce une énigme inexplicable, ou bien n'est-ce pas plutôt, si je puis parler de la sorte, un reste de lui-même ? [BOSSUET, la Vallière.]
Ceux qui ne succombaient pas à la maladie [la peste d'Athènes] n'en étaient presque jamais atteints une seconde fois ; faible consolation ! car ils n'offraient plus aux yeux que les restes infortunés d'eux-mêmes [BARTHÉL., Anach. Introd. part. 2, sect. 3]
Un reste de cheval, un cheval à qui le temps a ôté de sa vigueur et de sa beauté, mais qui en conserve encore.
Ce qui reste d'une nation, d'une troupe, d'une famille.
Pour perdre et exterminer entièrement toutes les troupes d'Israël et les restes de Jérusalem [SACI, Bible, Machabées, I, III, 35]
On ne voit plus aucun reste ni des anciens Assyriens, ni des anciens Mèdes, ni des anciens Perses, ni des anciens Grecs, ni même des anciens Romains [BOSSUET, Hist. II, 7]
C'est une précieuse, Reste de ces esprits jadis si renommés, Que d'un coup de son art Molière a diffamés [BOILEAU, Sat. X]
Que feriez-vous de plus, si des rois vos aïeux Ce jeune enfant était un reste précieux ? [RAC., Athal. V, 2]
Reste impur des brigands dont j'ai purgé la terre [ID., Phèdre, IV, 2]
Il est du sang d'Hector, mais il en est le reste ; Et pour ce reste enfin, j'ai moi-même, en un jour, Sacrifié mon sang, ma haine, mon amour [ID., Andromaque, IV, 1]
Napoléon, soulevant sa tête, fit tomber toute cette fougue [de Murat], en disant que c'était assez de témérités, qu'on n'avait que trop fait pour la gloire, qu'il était temps de ne plus songer qu'à sauver les restes de l'armée [SÉGUR, Hist. de Nap. IX, 4]
Ce qui était encore à faire, à dire. Je n'ai pas le temps de vous en écrire davantage ; le porteur vous dira le reste.
Le chantre, s'arrêtant à cet endroit funeste, à ses yeux effrayés laisse dire le reste [BOILEAU, Lutr. IV]
Viens m'engager ta foi, le temps fera le reste [RAC., Bajaz. V, 4]
Elle [Clytemnestre] règne avec lui [Égisthe] ; l'univers sait le reste [VOLT., Oreste, II, 2]
Le monde apprit sa fin, la tombe sait le reste [DELILLE, Pitié, III]
Et le reste, formule qui annonce qu'on abrége une énumération. un récit, une citation.
Hélas ! dirai-je, il pleut : Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut, Bon souper, bon gîte et le reste ? [LA FONT., Fabl. IX, 2]
Je ne manque point de livres qui m'auraient fourni tout ce qu'on peut dire de savant sur la tragédie et la comédie, l'étymologie de toutes deux, leur origine, leur définition, et le reste [MOL., Préc. Préf.]
Fig. Le porteur vous dira le reste, phrase dont on se sert pour se moquer d'une lettre qu'on a faite beaucoup trop longue.
S. m. pl. Dépouille mortelle de l'homme. Ses restes glacés. Ce tombeau contient ses restes.
Tant il est vrai que tout meurt en lui, jusqu'à ces termes funèbres par lesquels on exprimait ses malheureux restes [BOSSUET, Duch. d'Orl.]
Il se dit aussi au singulier, en poésie.
Ô vous, à ma douleur objet terrible et tendre, Éternel entretien de haine et de pitié, Reste du grand Pompée, écoutez sa moitié [CORN., Pomp. V, 1]
Je jure donc par vous, ô pitoyable reste, Ma divinité seule après ce coup funeste.... De n'éteindre jamais l'ardeur de le venger [ID., ib.]
10° Le reste signifie les autres, par rapport aux objets dont on parle.
Les Macédoniens aiment le monarchique, Et le reste des Grecs la liberté publique [CORN., Cinna, II, 1]
Le reste [des conspirateurs avec Cinna] ne vaut pas l'honneur d'être nommé [ID., ib. V, 1]
Hors ceux-là [les termes primitifs], le reste des termes qu'elle [la géométrie] emploie y sont tellement éclaircis et définis, qu'on n'a pas besoin de dictionnaire pour en entendre aucun [PASC., Esprit géom. 1]
Quand on voit dans l'Évangile la brebis perdue préférée par le bon pasteur à tout le reste du troupeau [BOSSUET, Mar.-Thér.]
Il [Dieu] les épargne si peu [les princes], qu'il ne craint pas de les sacrifier à l'instruction du reste des hommes [ID., Duch. d'Orl.]
11° Ce que quelqu'un a refusé ou abandonné. Il n'a eu que vos restes, que votre reste.
Et beaucoup, attrapés par un maintien modeste, Pensent prendre en plein drap, qui n'achètent qu'un reste [TH. CORN., le Galant doublé, I, 1]
Les restes d'un rival, en parlant de rivalité d'amour, une femme qui a appartenu à un autre homme.
Dans l'âme il hait Félix et dédaigne Pauline, Et, s'il l'aima jadis, il estime aujourd'hui Les restes d'un rival trop indignes de lui [CORN., Poly. V, 1]
Fig. C'est un reste de gibet, il a mérité d'être pendu, c'est un coquin. Un reste d'esclavage, un ancien esclave.
Du moins de votre gloire ayez un soin égal, Et ne me préférez qu'un illustre rival ; J'en mourrai de douleur ; mais je mourrais de rage, Si vous me préfériez un reste d'esclavage [CORN., Othon, IV, 1]
12° Terme de jeu. Faire son reste, mettre au jeu tout l'argent qu'on a encore devant soi. Fig. Jouer de son reste, employer ses dernières ressources, hasarder tout.
S'attaquer aux esprits, c'est jouer de son reste [HAUTEROCHE, Esp. foll. III, 2]
Ce que voyant messer Sergeste, Il voulut jouer de son reste [SCARR., Virg. V]
Je m'en vais d'Orléans jouer de mon reste, et me mêler de vous dire encore des nouvelles [SÉV., 216]
Courage, courage, monsieur Serrefort ; vous faites bien de jouer de votre reste [DANCOURT, Chev. à la mode, II, 2]
Il se dit aussi de celui qui, n'ayant plus que peu de temps à rester dans une place, en remplit négligemment les fonctions. Il joue de son reste. Au jeu du quinze, être de reste, perdre son enjeu.
Ils ne cavaient d'abord que trois ou quatre pistoles, comme pour badiner ; mais Caméran ayant été trois ou quatre fois de reste, il cava au plus fort, et le jeu devint sérieux ; il fut encore de reste, et il devint orageux, les cartes volèrent par la chambre [HAMILT., Gramm. 3]
13° Terme de jeu de paume, de volant. Donner le reste à quelqu'un, lui pousser la balle, le volant, de telle sorte qu'il ne puisse le renvoyer. Je lui ai donné son reste. Fig. Familièrement. Donner son reste à quelqu'un, le battre, le corriger. Il ne fera plus le tapageur, on lui a donné son reste. Il signifie aussi : l'emporter en quelque chose.
Je viens de lire Bérénice ; vous m'aviez préparé à tant de tendresse, que je n'en ai pas tant trouvé ; du temps que je me mêlais d'en avoir, il me souvient que j'eusse donné là-dessus le reste à Bérénice, [, Lettre de Bussy, citée dans BAYLE, Dict. art. Bérénice]
Vous avez beau raisonner ; monsieur est frais émoulu du collége, et il vous donnera toujours votre reste [MOL., Mal. imag. II, 7]
C'est un homme qui a un nez au visage, et qui vous a diablement donné votre reste [GHERARDI, Théât ital. Fille savante, t. I, p. 230]
14° De reste, loc. adv. Plus qu'il n'est nécessaire pour ce dont il s'agit.
J'étais dans ce tracas embarrassé de reste [HAUTEROCHE, Soup. mal apprêté, 1]
La maison à présent, comme savez de reste, Au bon monsieur Tartuffe appartient sans conteste [MOL., Tart. V, 4]
Deux jours de repos me donneront de la force de reste [SÉV., 359]
Il faut de l'esprit de reste, pour en vouloir fourrer partout, comme tu prétends faire [HAMILT., Gramm. 3]
Eh oui vraiment, tu es servante, je suis valet, nous nous connaissons de reste [LAMOTTE, Matr. d'Éphèse, sc. 13]
Je ne le crois pas riche. - Hé bien ! j'en ai de reste [PIRON, Métrom. II, 2]
On dit aussi, familièrement : que de reste. Avez-vous encore de la besogne ? Que de reste.
Vous trouverez que de reste de quoi vous en dédommager [VADÉ, Nicaise, 7]
15° Au reste, du reste, loc. adv. Au surplus, d'ailleurs, cependant.
Ç'a été au reste un grand bonheur pour moi de n'avoir vu ce témoignage de son esprit qu'en un temps où j'en ai un autre de sa civilité [VOIT., Lett. 30]
Il [Hypéride] a beaucoup de plaisant et de comique, et est tout plein de jeux et de certaines pointes d'esprit qui frappent toujours où il vise ; au reste il assaisonne toutes ces choses d'un tour et d'une grâce inimitable [BOILEAU, Traité du subl. ch. XXVIII]
Du reste il n'a rien fait que par votre conseil [RAC., Esth. III, 1]
16° Au reste, dans le sens de : parlons d'autre chose.
N'en parlons plus ; au reste, on a vu dix vaisseaux De nos vieux ennemis arborer les drapeaux [CORN., le Cid, II, 7]
Cette formule de transition est blâmée par Voltaire dans son Commentaire.

REMARQUE

  • 1. Le reste suivi d'un nom au pluriel se construit avec le verbe au singulier ou au pluriel, suivant l'idée : Le reste des naufragés a péri ou ont péri.
    Puis-je vivre dans la mollesse et dans l'inutilité.... tandis que le reste des hommes ont chacun une occupation dans la société ? [MASS., Confér. Fuite du monde.]
  • 2. Reste a été des deux genres. Au commencement du XVIIe siècle, les grammairiens le disaient masculin excepté dans cette phrase qui n'est plus usitée : à toute reste.

SYNONYME

  • AU RESTE, DU RESTE. Ces locutions sont très voisines, et, dans beaucoup de cas, elles se confondent. Dans cette phrase : Je vous ai dit ce que je pensais de cette affaire ; du reste consultez des personnes plus habiles que moi, on dira aussi bien au reste. Mais, quand le sens exige plutôt d'ailleurs que après tout, du reste est préférable à au reste : Cet homme est bizarre, emporté, du reste brave et intrépide ; mais non pas au reste.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    S'il donnoit, aux jours de feste, à deux povres un denier, Ce n'estoit sans reschigner, Encor demandoit son reste [BASSELIN, XLIV]
    Toute la reste de villes [COMM., I, 5]
  • XVIe s.
    Ce qui fut cause que tout le reste de ses serviteurs et amis l'abandonna [AMYOT, P. Aem. 37]
    Tout le reste de sa vie [ID., ib. 62]
    Et au reste, ceste bonne encontre ne servit pas seulement pour le present, ains fut aussi utile à l'advenir [ID., Timol. 24]
    Vous aurez le reste de l'histoire à ces foires de Francfort prochainement venantes [RAB., II, 34]
    Homme docte, expert, joyeulx on reste, bon compaignon, et raillard si oncques en feut [ID., III, 28]
    Il avoyt parmy la teste et le reste du cors autant d'aureilles comme jadyz eut Argus de yeulx : on reste estoit aveugle [ID., V, 31]
    Et ainsi du reste [MONT., I, 58]
    Le reste de la France prend pour regle la regle de la court [ID., I, 338]
    Tant qu'il y a un doigt d'esperance de reste [ID., II, 30]
    Tant que nous vivrons enfermez en ceste prison de nostre corps, les restes et reliques du peché habiteront en nous [CALV., Instit. 1055]
    À l'escart lui estant venu encor un roy, il fit son reste, disant : fils de putain qui ne le tiendra pas, tout fut tenu, et.... [D'AUB., Faen. IV, 10]
    Le reste de ses actions paroistront en leur endroit [ID., Hist. II, 463]
    Le reste se sauva dans les fossez de la ville [ID., 469]
    Un soir, jouant à la prime, le roi aiant cinquante-cinq fit sa reste qui estoit de quatre mille pistoles, il la tint.... [ID., ib. III, 467]
    Celui qui attaque les opinions reçues ressemble au hibou, lequel se monstrant.... tous les autres oiseaux le viennent becqueter et courir sus à toute reste [PARÉ, Mumie et lic. Dédic.]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. RESTER ; wallon, rest ; prov. et ital. resta, pause, repos. L'allem. rast, l'angl. rest, repos, ne paraissent être pour rien dans la formation du mot roman.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    RESTE. Ajoutez :
    17° Terme judiciaire. Reste de droit, dernière condition juridique qu'on a en sa faveur.
    Je vais maintenant vous faire, permettez-moi d'employer une expression judiciaire, reste de droit ; je vais me placer sur ce terrain d'admettre hypothétiquement comme vrais et fondés tous les griefs qui ont été articulés... [LE ROYER, Journ. offic. 2 avril 1873, p. 2301, 3e col.]

reste

RESTE. n. m. Ce qui demeure d'un tout, d'une plus grande quantité; ce qui subsiste d'une chose passée. Il se dit tant au sens physique qu'au sens moral. Voilà le reste de son argent, de son bien, de sa fortune, de ses livres. Payez-moi une partie de votre dette, je vous donnerai un délai pour le reste. Le reste, les restes du dîner. Manger les restes. Il y en a plus qu'il ne lui en faut, il y en a de reste. Restes d'un naufrage. Restes d'une famille, d'une nation. Ce sont de fâcheux restes de sa grande maladie. Cette femme a un reste, des restes de beauté. Elle a de beaux restes. Un reste d'honnêteté, de dignité. J'emploierai le reste de ma vie à vous prouver ma reconnaissance. J'ai fait ce matin une grande partie de ma tâche, ce soir je ferai le reste. Le reste du jour. On n'aperçoit plus dans cette ville que de faibles restes de sa grandeur passée. Voilà une pièce de vingt francs, payez-vous et rendez-moi le reste. Je n'ai pas le temps de vous en écrire davantage, le porteur de ma lettre vous dira le reste. On dit à volonté : Le reste des passagers a péri ou ont péri.

Et le reste. Mots qu'on ajoute en rapportant un passage qu'on abrège. On l'écrit le plus souvent : Etc... (Et coetera).

Les restes d'une personne, Ce qui reste d'une personne après sa mort; son cadavre, ses ossements, ses cendres. Voici le tombeau qui contient les restes de ce grand homme.

Le reste des hommes, Les autres hommes, les hommes d'une autre nation, les hommes d'un autre caractère, par opposition à Ceux dont on parle. Les mauvais politiques croient devoir gouverner par d'autres maximes que le reste des hommes. Quelques sages ont cette opinion, le reste des hommes est d'un autre avis.

Faire son reste, Mettre au jeu tout l'argent qu'on a encore devant soi.

Jouir de son reste, Profiter des derniers temps où l'on est en possession d'un avantage qui va vous être retiré.

Être en reste, Devoir encore quelque chose sur une somme. Il est encore en reste de tant. Il se dit aussi figurément. C'est un homme prompt à la riposte et qui n'est jamais en reste. Il ne voulut pas demeurer en reste de générosité.

Fig. et fam., Il ne demande pas son reste, il part sans demander son reste se dit d'un Homme qui, ayant reçu ou craignant de recevoir quelque mauvais traitement de fait ou de paroles, se retire promptement sans rien dire. On dit dans le même sens : Il n'a pas attendu son reste.

RESTE se dit particulièrement, en termes d'Arithmétique, du Résultat que donne la soustraction et qu'on nomme autrement Différence.

Il se dit encore, en termes d'Arithmétique, de Ce qui reste du dividende, quand il n'est pas divisé exactement par le diviseur.

RESTE désigne aussi Ce que quelqu'un a abandonné ou refusé. Il n'a eu que mon reste, que mes restes. Je ne veux pas de vos restes.

Il se dit aussi d'une Petite quantité, d'une légère trace qui existe encore, qui persiste. J'ai encore un reste d'espoir. Elle a gardé pour lui, malgré son abandon, un reste de tendresse.

DE RESTE, loc. adv. Plus qu'il n'est nécessaire pour ce dont il s'agit. Il a de l'argent de reste pour fournir à cette dépense. Je vous entends de reste. Pour venir à bout de cette affaire, il a du courage, de l'esprit de reste. Vous avez bien de la bonté de reste.

AU RESTE, DU RESTE, loc. adv. Au surplus, d'ailleurs, cependant, malgré cela. Au reste, je vous dirai que... Il est capricieux, du reste il est honnête homme.

reste

Reste, Vient de ce verbe Latin Resto, qui signifie Demeurer par sus. Et tantost est nom, et vaut autant que demeurant, residu, Reliquum, Residuum. Tantost est partie indeclinable, et signifie horsmis, Praeterquam. Au 3. livre d'Amad. chap. 5. Pour à quoy parvenir, ordonna neuf batailles, à chascune desquelles il mit douze cens chevaliers, reste à la sienne qui estoit de quinze cens.

Reste ce il est bon à tout faire, Hac re excepta ad quaeuis vtilis.

La reste du temps, Reliquum omne tempus.

Estre de reste, Restare.

Estre de reste et d'avantage, Superesse.

Il est de reste, Superfit.

Restes de comptes, Reliqua reliquorum.

Appreste la reste qu'il faut, Adorna caeterum quod opus est.

¶ Faire la reste à quelqu'un, Parler bien à luy, Calefacere aliquem.

¶ Demeurer en reste, Reliquari, Reliqua contrahere.

Qui est en reste de quelque somme de deniers, Un faiseur de restes, Reliquator.

Il reste que, etc. Reliquum est vt de me, etc. Relinquitur, vt, etc.

Quand au reste, Caetero, De caetero.

Quant au reste il est sçavant, Caetera doctus.

Quant au reste je vouldroye, etc. Quod superest, De reliquo velim, et caet.

reste


RESTE, s. m. RESTER, v. n. [Rèste, : 1re è moyen, 2e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Reste est, 1°. ce qui demeure d'un tout. "Le reste de son argent, de son bien, de sa fortune, de ses livres. "Le reste du diner, ou simplement, les restes.
   Des Hébreux égarés dans des sables funestes,
   La soif, la faim, la mort suivoient les tristes restes.
   Il entendit leurs cris, il conduisit leurs pas.
       Le Franc.
= 2°. Ce que quelqu'un a abandoné ou refusé. "Il n'a eu que mon reste, ou mes restes.. On le dit le plus souvent au pluriel. = 3°. On dit, dans le 1er sens: les restes d'un homme illustre, ses cendres. = Le reste des hommes, les aûtres hommes. = Être en reste, devoir encôre une partie d'une plus grande somme: "Il est en reste de tant. — Fig. "Je suis en reste avec vous des bons ofices que vous m'avez rendus. = Et, proverbialement, jouer de son reste, faire ses derniers éforts, employer ses dernières ressources. — Doner à quelqu'un son reste, lui repartir de telle sorte qu'il n'ait plus rien à répliquer. — Il ne demande pas son reste, il se retire promptement sans rien dire, craignant quelque chôse de pis. = 4°. De reste, adv. Plus qu'il n'est nécessaire. Avoir de l'argent de reste: je vous entends de reste. "Pour venir à bout de cette afaire, il a de l'esprit, du courage de reste. "J'ai paru vous éviter; vous savez de reste quelle en est la raison. Créb. F. = En devoir de reste: être en reste. Il se dit sur-tout au figuré: "Brutus croit que je lui en dois de reste, parce qu'il m'apelle un très-bon Consul. Un ennemi pourroit-il me donner une plus maigre louange? Cicéron à Atticus. MONGAULT. V. DEVOIR. R. 3°. = 5°. Au reste, du reste, conjonction. Au surplus, malgré cela. "Au reste, je vous dirai que, etc. "Il est capricieux: du reste, il est honête homme. Voy. plus bâs, VII.
   Rem. I. Suivant Ménage, reste est fém. Dans cette expression, à toute reste, mais l'Acad. ne la raporte pas; et si elle a été aûtrefois d'usage, elle est aujourd'hui inusitée. = II. Le P. Sicard traite le reste comme la plupart, et lui done la vertu d'un pluriel. "Le reste des Égyptiens l'ignorent entièrement; mais la plupart et quelques aûtres collectifs ont seuls ce privilège: le reste ne l'a pas: il falait dire, l'ignôre. — La règle des collectifs peut paraître favorable au P. Sicard; mais il me semble que l'usage y est contraire. Voy. COLLECTIF. = III. On peut dire du dernier rejeton d'une illustre famille, qu'il est le reste d'un sang illustre, et non pas qu'il en fait le reste. Le verbe faire ne va pas bien là, et je le vois avec peine dans ces vers de Racine:
   La plus sainte des lois, Ah: c'est de vous sauver,
   Et d'arracher, Seigneur, d'une mort manifeste,
   Le sang des Ottomans dont vous faites le reste.
       Bajazet.
Dont vous êtes le reste est, à la vérité, prosaïque; et c'est peut-être la raison pourquoi Racine a préféré l'aûtre manière. = IV. Plusieurs disent, devoir du reste, demeurer en reste, pour être en reste: l'Acad. ne met que celui-ci, et il est le plus usité; mais je pense qu'on peut aussi employer les aûtres, du moins au figuré. "Voilà sur quoi je vous devrai du reste, si vous voulez bien, pour l'amour de moi, avoir beaucoup de soin de vous. Sév. "Il ne voulait point demeurer en reste avec les Turcs sur ce point-là. Ducerc. Hist. de Perse. Il me parait que demeurer en reste est moins trivial que, être en reste. = V. * Jeux de reste, pour, jeux de hazard, est un gasconisme, comun dans toutes les Provinces méridionales. = VI. Avoir de beaux restes se dit, ironiquement et en mauvaise part, de quelqu' un qui se croit corrigé d'un vice. "Cela pâssera: moi, j' étois tout de même (parleuse impitoyable) dans ma jeunesse. — Mais vous en avez encôre de beaux restes. Th. d'Éduc. = VII. Au reste et du reste s'emploient assez infidéremment par la pluaprt des Écrivains: cependant ils n'ont pas le même sens. Le premier enchérit sur ce qu'on a dit, et a le sens de outre cela; le second signifie presque la même chôse que à cela prês, et emporte toujours oposition. "Cette poursuite ne peut se faire qu'à grands frais: au reste elle a peu de bien, huit enfans et beaucoup d'afaires. "Il était colère, bizarre, emporté; du reste, homme d'honeur et bon ami. Bouh. Rem. Nouv. — Au reste peut se mettre aprês quelques mots de la période: "Je dois vous dire au reste, etc. Du reste se met toujours le premier. "Du reste ne croyez pas que, etc. = Quand il est ainsi à la tête de la période, il signifie dâilleurs.
   RESTER, c'est 1°. Être de reste. "Voilà ce qui reste du dîner. "C'est-là tout ce qui reste de son bien; tout ce qui lui reste. = Verb. impers. Il régit le datif de la persone et l'acusatif de la chôse, ou la prép. à et l'infinitif. "Il ne lui reste que l'espérance. "Que me reste-t-il à faire? Il me reste mille pages à transcrire, etc. = 2°. Demeurer aprês que les aûtres sont partis. "Il est resté tout seul à la maison. "Il resta encôre quelque tems à Rome aprês notre départ. "Il resta deux Bataillons pour garder le défilé. = 3°. En termes de Marine, être situé. "Cette Île nous restoit au Sud-ouest.
   Rem. I. Vaugelas condamnait l'usage de ce mot dans le sens de demeurer; mais l'Acad. l'aprouvait pour la conversation. Dans ce sens, il prenait l'auxil. avoir; il a resté long-tems à Rome. Elle ne le dit plus dans la dern. édit. et ne l'admet que pour demeurer au delà du tems prescrit. = Les Normans disent rester pour demeurer; les Gascons le disent aussi dans ce sens, et même pour loger: "Où restez-vous? Je reste à telle rûe, chez M. un tel, etc. Gasc. corr. = II. Quand rester signifie être le reste de, ou persister, et quand il ne régit que le datif, il prend l'auxiliaire être. "Il n'y a eu que deux douanes, qui soient restées sur pied. "Je fus deux mois dans cet embarras, et j'y serois resté plus long-tems, si, etc. "Elle doneroit pour vous sa vie, le seul bien qui lui soit resté. Marm. "Les apointemens et les pensions sont restés les mêmes, et le prix des denrées est monté à plus du double. Volt. Quand il est impersonel, ayant le régime direct, il prend avoir pour auxiliaire: il ne lui a resté que l'espérance de réparer bientôt ses pertes. Plusieurs veulent que dans cette phrâse, qui revient rarement dans le discours, il faille dire, il ne lui est resté que l'espérance; et je crois qu'ils ont raison. Car, à le bien envisager, l'espérance n'est pas à l'acusatif, mais au nominatif: c'est comme si l'on disait, l'espérance seule lui est restée. Ainsi, le prétexte d'employer l'auxiliaire avoir, à cause du régime direct ou de l'acusatif, n'a point de fondement réel. = Voltaire fait régir à ce verbe, quand il est impersonel, la prép. de et l'infinitif. "Après la prise de Namur, il restait de dissiper ou de battre l'Armée des Alliés. Siècle de Louis XV. Je n'ai vu, qu'il me souviène, ce régime employé aûtre part qu'en cet endroit, mais je n'ôserais le condamner. = III. On suprime quelquefois le pronom il, et alors rester se met à la tête de la phrâse. "Restoient les Vénitiens, gens plus dificiles à amuser, ou à satisfaire. d'Avr. — Il régit que avec l'indicatif, ou la prép. à et l'infinitif. "Reste donc que les États, qui forment le cercle de la vie civile, sont l'ouvrage de Dieu même. L'Ab. Poulle. "Reste à savoir si, etc. * Bourdaloue met la prép. de. "Reste donc de conclure que, etc. À~ conclure aurait mieux valu. Au reste, ce tour n'est pas du beau style. = IV. M. l'Ab. Royou et M. Salaun font régir à rester l'infinitif sans préposition. "Isaure lui témoigne qu'elle aimerait mieux qu'il restât lui répéter a elle même ces mots, dont le charme l'attendrit. Roy. "Edgard et Helmonde restent encôre quelque tems faire la conversation sous l'orage. Salaun. Il y a peu d'exemples d'un pareil régime. = V. En rester là, pour, en demeurer là, frise le gasconisme. "Je lui céderois la moitié de mon douaire, à condition que le procês en restât là. Miss Bidulph. = VI. Rester pour tarder, et ne pas rester de, pour, ne pas laisser de faire sont des provençalismes. * "Vous avez bien resté! "Si vous restez plus longtems de le faire, vous n'y serez plus à tems. * "Je ne resterai pas de le faire, ou que de le faire, etc.

Synonymes et Contraires

reste

nom masculin reste
1.  Ce qui vient en plus.
complément, excédent, restant, suite, surplus -familier: rab, rabe, rabiot.
2.  Ce qui subsiste.
miette, reliefs, résidu -familier: rogaton -littéraire: relent, reliquat, trace, vestige.
Traductions

reste

Rest, Übriges, Bestand, Nachbleibsel, Rückstand, Überbleibselrest, remainder, remnant, leftovers, residuerest, overblijfsel, overige, resterende, afval, rommel, staartje, overschotיתר (ז), משאר (ז), נותר (ז), עודף (ז), שאר (ז), שארית (נ), שיור (ז), שייר (ז), יֶתֶר, שִׁיּוּר, נוֹתָר, שְׁאָר, שְׁאֵרִיתresrestazbytekrestcetero, postrestaĵo, resto, vestiĝoresiduo, resto, sobrantejakojäännös, loputbekas, sisarestante, tudo mais, vestígioartık, bakiyeυπόλοιποavanzo, resto, rimanente, rimanenza, rimasuglio (ʀɛst)
nom masculin
1. ce qui est encore présent le reste d'une somme d'argent finir le reste du gâteau Il travaille six mois et voyage le reste de l'année.
2.
a. ce qui n'a pas été mangé manger les restes
b. ce qui n'a pas été détruit les restes d'un monument
3. pour introduire autre chose Il est tard, du reste, je dois partir.

reste

[ʀɛst]
nm
le reste → the rest
le reste de → the rest of
le reste du temps → the rest of the time
pour le reste, quant au reste → as for the rest
un reste
un reste de poulet → some leftover chicken
Il y a un reste de peinture → There's some paint left.
(= vestige) un reste de → a remnant of, a last trace of
(MATHÉMATIQUE) (d'une opération)remainder
(autres locutions) avoir du temps de reste → to have time to spare
ne pas vouloir être en reste → not to want to be outdone
partir sans demander son reste, partir sans attendre son reste (fig) → to leave without further ado
du reste, au reste → besides, moreover restes
nmpl
(nourriture en trop)leftovers
accommoder les restes → to use up leftovers
avoir de beaux restes → to be well-preserved
(= dépouille, vestiges) → remains