retentum

RETENTUM

(ré-tin-tom') s. m.
Ancien terme de procédure criminelle. Article que les juges n'exprimaient pas dans un arrêt, mais qui ne laissait pas d'en faire partie et d'avoir son exécution.
L'arrêt portait qu'il serait rompu vif ; mais il y avait un retentum qu'il serait étranglé auparavant [, Dict. de l'Acad.]
Je ne sais si ce commandement s'effectuera, et s'il n'y aura pas quelque retentum, quelque secret caché [GUI PATIN, Lett. nouv. t. I, p. 307, dans POUGENS]
Dans le langage familier. Ce que l'on réserve en soi-même par duplicité, lorsqu'on traite avec quelqu'un.
La scène qu'il [Maisons] me donna chez lui pour m'aveugler, et par moi M. le duc d'Orléans, car la course qu'il me fit faire à Paris pour m'y apprendre ce qui fut le soir même public à Marly, était, sans ce retentum, parfaitement inutile [SAINT-SIMON, 401, 234]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Fut le 16e janvier 1523 prononcé l'arrest contre le duc de Bourbon par le chancelier du Prat, et quelques jours après celuy de Saint-Valier, portant condamnation de mort, au-dessus duquel estoit un retentum, qu'avant de l'exposer au dernier supplice, il seroit appliqué à la question ordinaire et extraordinaire [PASQ., Rech. liv. VIII, p. 711, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. retentum, part. passif neutre de retinere, chose retenue (voy. RETENIR).