revomir

REVOMIR

(re-vo-mir) v. a.
Vomir ce qu'on avait déjà vomi. Ce chien a avalé ce qu'il avait vomi, et il l'a revomi.
Vomir ce qu'on avait avalé. Il a revomi son dîner.
Ceux qui prennent médecine lorsque la lune est sous ces constellations, sont en danger de la revomir, [, Logique de Port-Royal (qui combat cette superstition), p. 4]
Vomir de nouveau. En se levant il vomit, un peu plus tard il revomit.
Rejeter ce qui a été reçu, englouti.
[Charybde] Et puis trois fois le revomit Vers le ciel, lequel en frémit [SCARR., Virg. III]
L'autre [Charybde], dans sa soif renaissante, Engloutit la mer mugissante, Qu'elle revomit à l'instant [LAMOTTE, Odes, t. I, p. 324, dans POUGENS]
Fig.
Combien d'hôpitaux ruinés revomissaient leurs pauvres à la charge publique ! [SAINT-SIMON, 233, 261]
Fig. Rendre gorge, restituer par force.
Ce fut là [Brihuega où il fut fait prisonnier] où Stanhope, si triomphant dans Madrid, revomit les tapisseries du roi d'Espagne qu'il avait prises dans son palais [SAINT-SIMON, t. VIII, p. 435, édit. CHÉRUEL.]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, rivômi ; du lat. revomere, de re, et vomere, vomir.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

revomir

REVOMIR. v. tr. Vomir ce qu'on vient d'avaler. Dès qu'il a pris un bouillon, il le revomit.

Il signifie aussi Vomir de nouveau.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

revomir

Revomir, Reuomere, voyez Vomir.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

revomir


REVOMIR, v. act. [1re e muet.] Vomir tout de suite ce qu'on vient d'avaler. "Revomir son dîner: "Dès qu'il a pris un bouillon, il le revomit.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788