rimaille

RIMAILLE

(ri-mâ-ll', ll mouillées) s. f.
Terme de dénigrement. Poésie, vers de peu de valeur.
Voici ce que dit par un trou En rimaille assez mal tournée La déité questionnée [SCARR., Virg. VII]
Le prélat défendit, sous peine d'excommunication, de continuer cet usage, et ordonna de lire, à la place de ces mauvaises rimailles, la vie de saint Cyr en bonne prose [SAINT-FOIX, Ess. Paris, t. III, p. 375, dans POUGENS]
Voilà de la rimaille qui m'a échappé ; venons à la raison [VOLT., Lett. en vers et en prose, 69]

HISTORIQUE

  • XVIe s. Rimaille COTGRAVE.

ÉTYMOLOGIE

  • Rime, avec la finale préjorative aille.

rimaille

Rimaille, f. penac. Est la rime, c'est à dire les vers en rime d'un Rimailleur, ou Rimailleuse, et ce mot a du mespris. Marot en ladite epistre: Mais moy à tout ma rime et ma rimaille.