ros

ROS

(rô) s. m.
Terme de tisserand. Espèce d'échelle couchée dans le battant du métier à tisser, entre les échelons de laquelle passent, de deux en deux, tous les fils d'une chaîne, conservant ainsi leur position respective. On l'a écrit aussi rot.
Les lames et rots servant à la fabrique desdites serges seront réformés et mis en état de contenir ledit nombre de fils [, Arrêt du conseil, 28 août 1701]
Les serges impériales seront de 19 portées de 96 fils chacune, et passées dans des peignes ou rots de quatre pans moins un doigt [, ib. 3 oct 1716]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Nus toisserans, quelque drap qu'il tisse, ne doit laissier que vingt ros wis [vides] que d'une part que d'autre [, Liv. des mét. 119]
  • XIVe s.
    Toutes les tiretaines et les sarges que l'on fait doivent avoir trois quartiers en ros ou plus [DU CANGE, ros.]
    Comme Hennequin de Tournay eus achaté deux roz de draps [ID., ib.]
  • XVe s.
    Les dits jurez auront pour leur peine d'aller visiter ledit mestier de dix rox.... [, Ordonn. sept. 1485]

ÉTYMOLOGIE

  • C'est l'ancien radical ros, qui signifiait roseau (voy. ROSEAU) ; les dents ou échelons de cet instrument ayant été faits en roseau.