rostre

Recherches associées à rostre: roster

rostre

n.m. [ du lat. rostrum, bec, éperon ]
1. Dans l'Antiquité romaine, éperon d'un navire de guerre.
2. Ensemble des pièces buccales saillantes et piqueuses de certains insectes (punaises, pucerons) ; prolongement de la carapace thoracique de certains crustacés (crevettes, notamm.).

ROSTRE

(ro-str') s. m.
Terme d'histoire naturelle. Bouche prolongée en forme de bec. Siphon de certaines coquilles. Avance de la partie antérieure du test de quelques crustacés.
Se dit des extrémités des capuchons dans les corolles irrégulières.
Terme d'antiquité. Le bec ou éperon qui armait l'avant des navires de guerre. Une proue munie du rostre.
Au plur. à Rome, les rostres, la tribune aux harangues, dont la base était ornée de becs ou éperons de navires.
Terme d'architecture et de sculpture. Ornements qui ont la forme des becs ou éperons de navires antiques.

REMARQUE

  • Lamartine a dit rostre au singulier pour tribune aux harangues : C'est l'heure de monter au rostre ensanglanté.... Harm. à Némésis. Cela ne peut se dire ; ce mot est nécessairement du pluriel.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Rostres estoit un lieu de Roume où l'en avoit mis jadis les becs des galées que l'en avoit gagné en mer [BERCHEURE, f° 3]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. rostrum, bec, rostra, tribune aux harangues.

rostre

ROSTRE. n. m. T. d'Antiquité. Sorte d'éperon dont était armé l'avant des navires romains.

Il se dit de nos jours, en termes d'Architecture et de Sculpture, d'un Ornement en forme d'éperon de navire.

ROSTRES, au pluriel, désigne, en termes d'Antiquité, la Tribune aux harangues, chez les Romains : sorte de plate-forme située au milieu de la place publique de Rome et dont la base était ornée d'éperons de navires pris sur l'ennemi.