roulé, ée

ROULÉ, ÉE

(rou-lé, lée) part. passé de rouler
Qui a avancé en tournant sur soi-même. Un tonneau roulé jusqu'à l'entrée de la cave. Terme de minéralogie. Se dit de roches, de cailloux qui ont été ballottés et arrondis par l'action des eaux ; se dit aussi des coquilles.
Des fragments de granit roulés [BUFF., Min. t. I, p. 183]
Ces pierres arrondies, étrangères entre elles et au sol qui les porte, sont bien certainement roulées ; elles sont même accompagnées du sable et du gravier qui complètent la preuve de leur origine [SAUSSURE, Voy. Alpes, t. V, p. 155, dans POUGENS]
Qui est plié en rond sur soi-même.
Et j'ai tout Pelletier Roulé dans mon office en cornets de papier [BOILEAU, Sat. III]
En chirurgie, bande roulée, bande pliée sur elle-même en rond, pour les pansements. Terme de botanique. Se dit des organes qui sont tourné sur eux-mêmes et quelquefois des feuilles qui se roulent par l'effet de la dessiccation. Roulé se dit d'une coquille univalve dont le cône spiral se contourne presque transversalement.
Terme de cuisine. Épaule roulée, épaule désossée et roulée en rouleau pour être ainsi bouillie.
Terme de forestier. Bois roulé ou roulis, bois d'un arbre dont le cœur se forme comme en rouleau, et qui ne peut guère être employé au travail.
S. m. Roulé de charbon, charbon qu'on tire d'un fourneau pour l'éteindre et le mesurer.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ROULÉ. Ajoutez :
    Terme de marchand de bétail. Animal bien roulé, animal dont les formes sont d'une bonne rondeur.
    Celui de M. R..., bien roulé d'ailleurs, est un taureau croisé des races Durham et du Cotentin [, le Nouvelliste de l'arr. d'Avranches, 4 mars 1877]