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RUBICON

(ru-bi-kon) s. m.
Petit fleuve d'Italie qui servait de limite entre la Gaule Cisalpine et l'Italie proprement dite, et qu'il était défendu de passer à la tête d'une armée ou d'une légion ; César le franchit quand il commença la guerre civile. Fig. Passer le Rubicon, se décider à quelque chose de hasardeux, d'irrévocable.
Je représentai au régent que mollir serait sa perte, que le Rubicon était passé [SAINT-SIMON, 513, 41]
Je faisais, en l'honneur du célibat, des prosopopées autrement éloquentes que les tiennes ; et pourtant j'ai fini par passer le Rubicon [je me suis marié] [CH. DE BERNARD, Un acte de vertu, § V]

REMARQUE

  • M. Thiers a employé ce mot dans un sens que la langue n'admet pas : Il [Napoléon] était au bord de ce fleuve [le Niémen], qui, on peut le dire, était le Rubicon de sa prospérité, Hist. de l'emp. XXV.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

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RUBICON. n. m. Petit fleuve d'Italie qui séparait la Gaule cisalpine de l'Italie proprement dite et qu'il n'était pas permis de franchir à la tête d'une armée; on ne met ici ce mot qu'en raison de l'expression figurée : Passer le Rubicon, franchir le Rubicon, Prendre un parti hasardeux, décisif, irrévocable.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5
Traductions

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