sèche ou seiche

SÈCHE ou SEICHE1

(sè-ch') s. f.
Nom d'un genre de céphalopodes, dont chaque espèce a dix bras. L'on y distingue la sèche officinale, commune sur nos côtes de la Méditerranée et de l'Océan, dont le corps contient un os spongieux employé autrefois comme absorbant.
Divers auteurs anciens et modernes avaient prêté à la sèche la petite ruse de troubler l'eau par l'émission volontaire de son encre.... mais d'autres auteurs, moins amis du merveilleux, préfèrent de penser que l'émission de la liqueur n'est que l'effet de la peur qui saisit l'animal [BONNET, Contempl. nat. XII, 27]
L'encre de la sèche est une sorte de précipité charbonneux indissoluble dans le plus grand nombre des réactifs, et suspendu dans une liqueur muqueuse [FOURCROY, Conn. chim. t. X, p. 333]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Seches en charretes doivent quatre deniers [, Liv. des mét. 286]
  • XVIe s.
    Le principe qu'il prend est comme une seche, laquelle, en jettant son sang qui est noir comme encre, trouble l'eau d'alentour pour cacher une grande multitude de queues [CALV., Instit. 573]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. sepia ; catal. sipia, cipia ; esp. sepia, jibia ; it. seppia ; du lat. sepia, du grec.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877