sacrifié, ée

SACRIFIÉ, ÉE

(sa-kri-fi-é, ée) part. passé de sacrifier
Offert en sacrifice. Un bœuf sacrifié sur l'autel.
Perdu, comme l'est une victime.
David veut jouir de son crime : l'élite de son armée est bientôt sacrifiée [MASS., Petit carême, Tentations.]
Fig.
Je vous vois la femme forte, toute sacrifiée à vos devoirs [SÉV., à Mme de Grignan, mai 1690]
Se dit d'un homme rendu victime de quelque intérêt, de quelque nécessité.
Dès qu'Annibal et Thoas eurent avis qu'on négociait un traité [entre Antiochus et Rome], jugeant qu'ils seraient sacrifiés.... [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. VIII, p. 416, dans POUGENS]
On regardait le duc de Trévise [laissé à Moscou] comme un homme sacrifié ; les autres chefs, ses vieux compagnons de gloire, l'avaient quitté les larmes aux yeux [SÉGUR, Hist de Nap. IX, 6]